La Cantabrie demande à Bruxelles de renforcer le mécanisme de protection civile pour faire face aux urgences


Conseillère Isabel Urrutia à la Commission NAT du Comité des Régions

– GOUVERNEMENT

SANTANDER, 21 avril (EUROPA PRESS) –

Ce mardi, la Cantabrie a défendu au sein du Comité européen des régions (CdR) la nécessité de renforcer et de promouvoir le mécanisme de réponse de protection civile de l'Union européenne comme un outil « clé » pour faire face aux urgences et aux crises majeures.

C'est ce qu'a déclaré la ministre de la Présidence, de la Justice, de la Sécurité et de la Simplification administrative, Isabel Urrutia, lors de son intervention ce matin à Bruxelles au sein de la Commission NAT du CdR, dans le débat sur l'avis sur cet instrument communautaire qui vise à promouvoir la coopération entre les autorités de protection civile, à accroître la sensibilisation et la préparation du public aux catastrophes et à permettre une assistance rapide, efficace et coordonnée aux populations touchées.

Dans son discours à la Commission, Urrutia a souligné que la Cantabrie était à l'avant-garde de l'avis sur la préparation de l'Europe aux situations de crise et de menaces, approuvé à l'unanimité en décembre dernier, et dont le message principal « était clair : une Europe préparée est plus que jamais nécessaire pour affronter les crises qui peuvent nous affecter ».

En ce sens, il a souligné que cette préparation doit être basée sur l'anticipation et la prévention, mais aussi sur « une réponse claire, forte et solidaire », dans laquelle les entités locales et régionales jouent un rôle prédominant. « Sinon, tout sera un échec », a-t-il prévenu.

Ainsi, le conseiller a défendu le rôle des administrations régionales et locales dans la gouvernance multiniveaux et le respect du principe de subsidiarité. « Nous sommes le premier contact avec les citoyens, nous sommes là quand ils ont le plus besoin de nous, nous gérons les services publics essentiels et nous préparons notre territoire depuis de nombreuses années et anticipons les menaces. Notre expérience et notre participation sont essentielles », a-t-il déclaré.

C'est pour cette raison qu'il a préconisé un modèle basé sur la coopération, dans lequel l'anticipation « naît du bas vers le haut, du local et régional au national et européen », mettant à la disposition de toutes les institutions les connaissances techniques, les moyens spécialisés et l'expérience accumulée sur le territoire.

Dans ce cadre, la contribution de la Cantabrie au système européen a été soulignée avec le développement d'un module de sauvetage dans les grottes spéléocorro que la communauté autonome dirige pour son intégration dans le mécanisme européen de protection civile.

RÉPONSE MONDIALE AUX URGENCES

Concernant la réponse d'urgence, Urrutia a insisté sur le fait qu'elle doit être globale, avec une direction claire sur le territoire et avec la participation et la coordination de toutes les administrations compétentes. « Une coordination qui doit être efficace, agile et précoce des ressources dont dispose l'Europe », a-t-il souligné.

De même, il a revendiqué la simplification des procédures et la rapidité d'action comme éléments clés, au même niveau que la préparation, et a défendu le renforcement du mécanisme de protection civile « comme une autre force nécessaire d'une Europe préparée », en plus d'un système de communication « commun et interopérable résilient ».

De même, il a exigé de simplifier et de rationaliser l'accréditation des modules d'expérience locaux et régionaux au sein du Mécanisme de Protection Civile et de doter le Centre de Coordination des Réponses d'Urgence (CECRE) de « plus grandes capacités et équipements », ainsi que d'établir un cadre qui renforce les contacts de ce centre avec les entités locales et régionales en situation de crise.

Enfin, il a exhorté à « ne pas oublier » la capacité des volontaires, qui « jouent un rôle fondamental tout au long du cycle des situations d'urgence ». « Il est nécessaire que l'Europe s'implique dans la mobilisation adéquate de ces troupes dans différents pays, de manière coordonnée », a-t-il affirmé.

Avec cette intervention du conseiller de la Commission NAT, le gouvernement régional souligne que la Cantabrie renforce sa position en Europe en tant que communauté « engagée » dans l'amélioration de la préparation et de la réponse aux situations d'urgence, en promouvant, comme elle l'a déjà fait en dirigeant l'avis du CdR sur la préparation de l'UE aux crises, un modèle basé sur la coopération, la coordination et la protagonisme des territoires locaux et régionaux.

« La sécurité de l'Europe nécessite l'implication de tous, car c'est la seule manière de garantir notre liberté ; rappelez-vous que sans sécurité, il n'y a pas de liberté », a conclu le conseiller.