Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares (c), lors de sa comparution devant la Commission de l'Intérieur au Congrès des députés, le 28 août 2026, à Madrid (Espagne).- Jesús Hellín – Europa Press
MADRID, 28 (EUROPA PRESSE)
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a reproché vendredi à l'Italie son « manque de solidarité » face à la crise provoquée par l'entrée massive d'immigrés à Ceuta, et a accusé ce pays d'agir de manière partisane pour obtenir un gain politique.
Lors de sa comparution devant la Commission des Affaires étrangères du Congrès, Albares a souligné le fait que la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, avait décidé d'imposer des contrôles aux voyageurs en provenance d'Espagne immédiatement après l'entrée massive.
Le ministre a qualifié la mesure d' »arbitraire » et a précisé qu'elle représentait une « plainte injustifiée et injustifiable », car le gouvernement italien sait que, « grâce au système de double filtre en vigueur à Ceuta et Melilla, l'espace Schengen est pleinement garanti ».
C'est pour cette raison qu'il a dénoncé le « manque de solidarité » de Rome face à la crise et l'a comparé à la performance de l'Espagne lorsque l'Italie a subi de graves vagues migratoires et à d'autres moments, comme la guerre en Ukraine, qui a généré des milliers de réfugiés ukrainiens.
L'ESPAGNE A AIDÉ L'ITALIE AVEC LAMPEDUSA
« En 2023, lorsque des milliers de migrants irréguliers sont arrivés sur l'île italienne de Lampedusa, l'Espagne, qui assurait alors également la présidence du Conseil de l'Union européenne, a soutenu l'Italie », a-t-il expliqué. « Nous ne considérons pas qu'il s'agit d'un problème italien, mais plutôt d'une situation de crise dans l'UE, défendant une position commune basée sur la solidarité », a-t-il précisé.
Ainsi, Albares a attribué ce mouvement à des « raisons de politique électorale interne italienne », à la « démagogie » et à « la tentative d'obtenir un avantage partisan sur une question aussi grave », ce qui « n'est pas responsable, mais n'est pas non plus politiquement rentable ».
Il a également fait allusion au « manque de solidarité » du Danemark, tandis que l'Espagne a défendu « fermement » son intégrité territoriale et sa souveraineté face aux revendications américaines sur le Groenland, et a souligné que cette qualité est fondamentale au sein de l'UE. « L'Europe est solidaire et sans solidarité il n'y a pas d'Europe, c'est ce que l'Italie et le Danemark doivent comprendre », a-t-il ajouté.
LAISSEZ PP ET VOX VOUS DIRE QUELQUE CHOSE
Albares a encouragé Vox et le PP à s'adresser à Meloni et au ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, pour lui dire que la mesure d'établir des contrôles sur les voyageurs espagnols est « indigne », étant donné que la présidente est une alliée de ceux de Santiago Abascal, avec qui elle entretient également des relations amicales, et que le « populaire » s'entend bien avec les italiens.
En outre, il a demandé au PP de profiter de l'occasion pour demander à Tajani quand l'Italie cessera de « faire obstacle » au fait que le catalan, le basque et le galicien soient les langues officielles de l'UE.
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Contenu multimédia :
Vidéo : Albares accuse l'Italie de « manque de solidarité » face à la crise de Ceuta
Durée : 12h52
URL de téléchargement : https://www.europapress.tv/auth?v=1112849&p=1&t=eyJuYW1laWQiOiI1Nzk3IiwiZXhwIjoxNzg4MDk3MjgzLCJpc3MiO iJFbnZpb05vdGljaWFzIiwiYXVkIjoid3d3LmV1cm9wYXByZXNzLnR2In0.fcW7yshdkHYVRCq0OPW5vVmfI60sq3lDt3tITwQCSmQ
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