– Ricardo Rubio – Europa Press
BRUXELLES, le 21 avril (EUROPA PRESS) –
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a proposé que l'UE assume un certain rôle dans la mission qui, selon l'Espagne, devrait succéder à la Force intérimaire des Nations Unies pour le Liban (FINUL) une fois son mandat expiré à la fin de cette année.
C'est ce qu'a exprimé Albares après avoir rencontré à Luxembourg, en marge du Conseil européen des Affaires étrangères, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, à qui il a transmis le soutien de l'Espagne à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de son pays, au moment où une opération militaire est en cours dans le sud d'Israël contre la milice chiite Hezbollah.
L'un des sujets abordés par les deux parties est la situation de la FINUL, à laquelle participe l'Espagne avec un contingent de plus de 600 soldats qui « effectuent un travail louable », a expliqué le ministre, soulignant la nécessité d'avoir un type de mission qui assure la continuité du travail qu'elle accomplit, même si « ce n'est pas exactement le même ».
En ce sens, il a déclaré qu'il allait demander à ses collègues européens que « l'Union européenne s'implique et s'implique également dans cette mission qui prend le relais de la FINUL ». « Même si les négociations aboutissent, si le cessez-le-feu est consolidé, il faudra encore qu'il y ait une mission pour prendre le relais de la Finul pendant un certain temps », a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
Pour Albares, « il est impensable que la FINUL se termine » et alors « il y a un vide, encore plus dans le contexte actuel ». La proposition, a-t-il expliqué, est que cette mission ait un mandat de l'ONU et que l'UE y participe, comme elle le fait déjà dans d'autres missions sous le drapeau de l'ONU.
Comme il l'a précisé, il a déjà « échangé de manière informelle avec certains pays » sur ce sujet mais il n'y a pas encore eu « la discussion dans la salle, nous verrons comment ça se passe ». Il a toutefois précisé que « plusieurs pays se réjouissent également du fait que l'Union européenne en tant que telle soit impliquée comme elle l'a été dans d'autres scénarios ».
D'autre part, le ministre a indiqué qu'il avait également fait part à Salam du soutien de l'Espagne aux pourparlers entre Israël et le Liban parrainés par les États-Unis, espérant que « toutes les parties viendront de bonne foi » pour que le cessez-le-feu en vigueur soit consolidé et que des progrès puissent être réalisés vers la paix.