– Tomàs Moyà – Europa Press
PALMA, 29 juillet. (EUROPA PRESS) –
La Présidente du Gouvernement, Marga Prohens, a exigé du Président du Gouvernement, Pedro Sánchez, un plan spécifique face à « l'urgence migratoire » dans les Îles Baléares, tout en se montrant en faveur du nouveau Pacte Européen sur la Migration et l'Asile.
C'est l'une des demandes que le leader des Baléares a transmises au chef de l'Exécutif central, lors de la réunion qu'il a tenue ce mercredi au Consolat de Mar pour aborder ce sujet et d'autres.
En ce sens, il a précisé que ce plan devrait « renforcer et protéger » les frontières de l'État espagnol, combattre les mafias qui profitent des migrants et agissent dans les pays d'origine. Il a par ailleurs réitéré sa demande d'activer Frontex dans l'archipel car la route des Baléares serait « la plus dynamique d'Europe ».
Cependant, il convient de noter que le dernier bilan migratoire du ministère de l'Intérieur montre que les arrivées de migrants aux Îles Baléares ont diminué de 12,7% au premier semestre, passant d'un peu plus de 3 000 personnes en 2025 à 2 631 en 2026.
En fait, l'itinéraire qui s'est le plus développé en Espagne pendant cette période est celui de Ceuta et Melilla, où près de 2 700 personnes sont arrivées depuis le début de 2026, soit 154,8 % de plus.
D'autre part, l'Organisation internationale pour les migrations rapporte que plus de 15.500 personnes auraient voyagé sur la route des Balkans entre janvier et mars, soit 87,8% de plus qu'à la même période en 2025.
Prohens a demandé que nous commencions à voir « une certaine réaction » et « ne nous arrêtons pas aux mots », c'est pourquoi il a demandé une politique d'immigration qui « ne favorise pas l'effet d'appel » et arrête l'arrivée de personnes par voie maritime.
D'autre part, on lui a demandé si le gouvernement pourrait demander les fonds prévus par le Pacte européen sur les migrations pour les pays qui accueillent des migrants qui rejettent d'autres pays, ce à propos duquel il s'est montré favorable, même s'il a déclaré qu'il faudrait d'abord le demander au gouvernement central.
Pour la présidente du gouvernement, ce pacte est « approprié » en mettant l'accent sur les pays d'origine et elle s'est également montrée favorable au retour des migrants, car ce sont des lignes que d'autres pays européens ont adoptées, au lieu du processus de régularisation promu par le gouvernement central qui, selon elle, aurait provoqué un « effet d'appel ».