Les organisations LGTBI+ exigent devant l'ambassade de Turquie à Madrid la libération des personnes détenues lors des descentes de police


Organisations représentant les personnes LGTBI+ à l'ambassade de Turquie à Madrid.

-FELGTBI+

MADRID, 18 septembre (EUROPA PRESS) –

Des organisations représentant les personnes LGTBI+ ont exigé ce vendredi devant l'ambassade de Turquie à Madrid la libération des personnes détenues par le régime de Recep Tayyip Erdogan, exigeant également que l'Union européenne impose des sanctions au pays pour la répression contre le groupe.

« La diversité n'est pas une menace : elle est la base essentielle d'une société libre et démocratique », ont défendu les défenseurs des droits humains, qui ont protesté « contre les perquisitions et arrestations violentes qui ont touché près de 300 personnes depuis le 13 septembre dernier, lorsque des raids ont eu lieu dans les principales villes turques comme Ankara, Istanbul, Izmir et Mersin », comme le rapporte la Fédération d'État des lesbiennes, gays, trans, bisexuels, intersexuels et autres. (FELGTBI+).

Selon eux, « plus de 162 personnes, neuf associations et 13 locaux fréquentés par le groupe ont été victimes de violentes perquisitions de la police turque ».

Les organisations ont exigé « l'établissement de véritables garanties procédurales conformes aux normes internationales des droits de l'homme qui mettent un terme aux persécutions préventives et arbitraires ».

Les entités ont averti que ce type d'actions violentes « durent depuis plus de deux décennies, coïncidant avec le mandat d'Erdogan », mais ont prévenu qu'au cours des deux dernières années, « l'État turc a intensifié la répression contre la population LGTBI+ et a plongé le pays dans une spirale de violence », comme l'a démontré, comme l'indique, l'arrestation de « plus de 50 personnes » lors de la fierté d'Istanbul en juin.