– UNION DES SYNDICATS
MADRID, 5 février (EUROPA PRESS) –
Union des syndicats d'agriculteurs et d'éleveurs pour exiger une « manifestation institutionnelle ferme » face à l'application provisoire de l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur par la Commission européenne, au-dessus du Parlement européen et de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).
Face à cette action, l'organisation a regretté que la Commission européenne n'accepte pas que ledit accord « ne prévoie pas la sécurité juridique et veuille l'appliquer à tout prix ».
L'organisation rappelle que le 21 janvier 2026, le Parlement européen a approuvé une proposition de résolution demandant à la CJUE d'examiner la compatibilité de l'accord avec les traités, en raison de l'existence de « graves défauts juridiques structurels » qui affectent la procédure d'approbation elle-même.
Cette décision représente une « étape institutionnelle », puisque le Parlement européen aurait activé le contrôle juridictionnel et suspendu politiquement son approbation jusqu'à ce qu'il y ait une pleine sécurité juridique.
En ce sens, l'Union des syndicats insiste auprès des députés sur le fait qu'ils ne peuvent pas accepter que, alors qu'il est demandé au tribunal de déterminer la légalité de l'accord, la Commission l'impose de facto à travers son application provisoire.
À son tour, l'organisation a souligné l'impact direct sur les secteurs agricoles stratégiques comme le bœuf, la volaille, le porc, le riz, le miel ou les agrumes qu'a cet accord, qui introduit une « concurrence structurellement déloyale » en raison de « l'absence » de clauses miroir efficaces.