L'accord d'association avec l'UE est au centre de la réunion parlementaire entre Andorre et Saint-Marin


Parlementaires saint-marinais au Conseil général

– CONSEIL GÉNÉRAL / SERGI PÉREZ

Les groupes de travail ont également discuté des relations économiques et diplomatiques

ANDORRE LA VIEILLE (ANDORRE), 5 (EUROPA PRESS)

L'accord d'association avec l'Union européenne (UE) a été au centre de la journée de travail interparlementaire entre Andorre et Saint-Marin qui s'est déroulée ce jeudi au Consell général (parlement).

Comme l'a rapporté le Conseil général dans un communiqué, l'accord et l'adoption du fonds communautaire ont fait l'objet du premier groupe de travail, qui a inclus l'intervention du secrétaire d'État chargé des relations avec l'UE d'Andorre, Landry Riba.

Le président de la délégation de Saint-Marin, Michele Muratori, a souligné que le contexte par rapport à l'accord avec l'UE dans son pays est très différent de celui d'Andorre, indiquant qu'il n'y aura pas de référendum car il considère que « cela présente plus d'avantages que de risques ».

Muratori a reconnu qu'Andorre devait finir d'évaluer la situation et a ajouté que contrairement à ce qui se passe dans la Principauté, dans son pays « tous les partis » soutiennent l'accord avec l'UE.

Pour sa part, la conseillère générale (parlementaire) et présidente de la commission législative de politique étrangère, Berna Coma, a défendu que de son point de vue – elle fait partie du groupe parlementaire des Démocrates, le même parti que le gouvernement – l'accord sera « très positif » et permettra la diversification de l'économie.

Cependant, il a reconnu qu'il est nécessaire de renforcer l'information pour que la population puisse décider judicieusement quand elle devra voter au référendum que l'exécutif a promis de convoquer.

30 ANS DE RELATIONS

Le deuxième groupe de travail s'est consacré aux relations diplomatiques entre Saint-Marin et Andorre, qui viennent de fêter leurs 30 ans, et s'est concentré sur le rôle des petits États dans les forums internationaux dans un contexte de plus en plus politisé.

Enfin, la troisième table a discuté des relations économiques et commerciales entre les deux États et des possibilités de synergies qui peuvent se produire entre les entreprises des deux pays.

Précisément sur ce dernier point, Muratori a également défendu la diversification que l'accord impliquera pour Saint-Marin, puisqu'actuellement les exportations sont concentrées à 90% vers l'Italie.