Lagarde donnera des « devoirs » aux dirigeants européens pour stimuler la compétitivité et la croissance de l'Europe


05 février 2026, Hesse, Frankfurt_main : Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), prend la parole lors de la conférence de presse après la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE. Photo : Florian Wiegand/dpa

– Florian Wiegand/dpa

MADRID, 5 février (EUROPA PRESS) –

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, envisage d'envoyer aux dirigeants des pays et institutions de l'Union européenne une liste de tâches en suspens qui amélioreraient la croissance et la productivité de l'Europe, y compris des aspects tels que l'euro numérique, les dépenses de défense partagées et les euro-obligations.

« Je l'enverrai à chacun des dirigeants de l'Union européenne, au président de la Commission européenne et au président du Conseil européen », a déclaré la Française en prévision du sommet informel des chefs d'État et de gouvernement du 12 février, axé sur le renforcement du marché unique et de la compétitivité économique du bloc.

« Nous n'allons pas trop loin », a défendu Lagarde, soulignant que qu'il s'agisse des unions d'épargne et d'investissement, de l'euro numérique et de la monnaie de banque centrale symbolisée, de l'approfondissement du marché unique de l'UE, de la promotion de l'innovation et de la protection de l'autonomie stratégique ouverte, ou de la simplification de la législation et du renforcement du cadre institutionnel de base dans ces cinq domaines, « nous avons nos opinions ».

« Nous respectons la politique monétaire et remplissons notre mandat, mais nous croyons fermement qu'il est nécessaire d'approfondir ou d'accélérer des réformes significatives pour tirer parti du potentiel de l'Europe », a-t-il déclaré, avertissant que la banque centrale ne peut pas être le seul moteur de développement de l'économie de la région. « Nous ne pouvons pas tout faire », a-t-il souligné.

En ce sens, interrogé sur les dépenses de défense commune de l'UE et les euro-obligations comme valeur sûre permanente de la zone euro, le président de la BCE a assuré que c'est quelque chose qui « fait sans aucun doute partie de notre liste ».