BARCELONE, 12 novembre (EUROPA PRESS) –
L'Association catalane des municipalités (ACM) a exprimé son inquiétude face à la proposition de la Commission européenne (CE) concernant le nouveau cadre financier pluriannuel 2028-2034, le budget de l'UE pendant cette période, et a averti qu'elle « met en danger la dimension territoriale et la cohésion sociale et économique ».
Comme l'explique l'entité dans un communiqué ce mercredi, ce budget envisage la création de Plans d'association nationaux et régionaux comme instruments « uniques » pour gérer les principaux fonds européens à impact territorial, ce qui, préviennent-ils, pourrait représenter un recul dans la gouvernance partagée de ces fonds.
En ce sens, ils affirment que cette approche implique « de concentrer la planification et le suivi entre les mains des États membres et de réduire la participation des autorités locales et régionales ».
Ils critiquent également la fusion, selon eux, des fonds structurels et de la Politique agricole commune (PAC) dans 27 plans étatiques qui peuvent générer « une concurrence artificielle entre les territoires et les secteurs, affaiblissant le principe d'équité qui devrait guider la politique de cohésion ».
C'est pour cette raison qu'ils considèrent que « recentraliser les fonds éloignerait l'UE de ses citoyens » et exigent que la CE fasse une nouvelle proposition en écoutant la voix des gouvernements locaux et régionaux qui s'opposent massivement à la recentralisation, littéralement.
PROPOSITIONS ACM
L'ACM propose que le nouveau cadre financier intègre une gouvernance contraignante à plusieurs niveaux, avec des mécanismes de participation des entités locales et régionales au processus de conception et, dans le cas des Plans d'association nationaux et régionaux, que le plan de l'État comprenne un « chapitre spécifique pour la Catalogne ».
D'autre part, ils exigent également un accès direct pour les communes aux financements européens, des ressources spécifiques destinées aux communes pour réaliser les transitions verte et numérique, une assistance technique et le renforcement des capacités municipales et l'application de critères de bonne gouvernance et de transparence.