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MADRID, 23 août (EUROPA PRESS) –
Les ministres de l'Economie et des Finances d'Espagne, d'Allemagne, d'Autriche, d'Italie, du Portugal et de Pologne ont demandé à la présidence irlandaise du Conseil de l'Union européenne d'ouvrir un débat à 27 sur la déclaration d'un impôt sur les bénéfices pétroliers dus à la guerre en Iran, lors du prochain sommet informel Ecofin qui se tiendra les 18 et 19 septembre à Dublin.
Dans la lettre datée de samedi, les ministres expliquent que les compagnies pétrolières bénéficient « d'une rentabilité générale et de marges sur les produits raffinés qui, bien qu'éventuellement influencées par des pénuries de produits spécifiques, dépassent l'augmentation des prix du pétrole brut ».
Les signataires expliquent que, selon eux, les mesures adoptées jusqu'à présent au niveau national « n'ont pas été suffisantes pour réduire ou stabiliser durablement les prix pour les entreprises et les citoyens », dans un contexte « de mécontentement croissant face à la hausse du coût de la vie ».
Par conséquent, concluent-ils, « une approche commune » est nécessaire dans « un cadre à l’échelle de l’UE » pour taxer les bénéfices extraordinaires des compagnies pétrolières. Cette fois et contrairement à 2022 (où l'Union européenne a introduit une taxe de 33 % sur les bénéfices des énergies fossiles sous la forme d'une contribution de solidarité temporaire pour la guerre en Ukraine), ils parient sur « une analyse plus spécifique de la manière dont les bénéfices étrangers des sociétés pétrolières multinationales peuvent être inclus de manière plus sélective ».
PRINCIPE DE SUBSIDIARITÉ
Concrètement, les signataires demandent d'œuvrer au développement d' »un mécanisme européen commun capable de protéger le marché unique, tout en tenant compte de la diversité des situations nationales et de leurs acteurs, en plus de respecter le principe de subsidiarité ».
A cette fin, ils exigent « le plus tôt possible » les résultats de l'enquête européenne sur les marges bénéficiaires des raffineries « pour s'assurer que les raffineries ne profitent pas de la situation énergétique actuelle ».
Ainsi, les ministres signataires exigent que la présidence irlandaise du Conseil européen intègre cette demande « le plus tôt possible, et idéalement lors de la réunion informelle ECOFIN qui se tiendra les 18 et 19 septembre à Dublin ».