La réunion du Pacte d'État reconnaît l'importance de la lettre de Macron
ANDORRE LA VIEILLE (ANDORRE), 12 (EUROPA PRESS)
Le gouvernement d'Andorre attend toujours la décision finale du Conseil de l'Union européenne (UE) concernant la nature juridique de l'accord d'association, comme l'a indiqué le gouvernement dans un communiqué ce mercredi.
La question a été discutée ce mercredi lors d'une réunion du Pacte d'État pour l'accord d'association, au cours de laquelle les membres de la délégation du parti du Pacte d'État avec représentation parlementaire ont rendu compte des conclusions de la visite qu'ils ont effectuée cette semaine à Bruxelles.
Les hommes politiques andorrans ont rencontré David McAllister et Zeljana Zovko, président et vice-présidente de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, ainsi que la principale conseillère de la Commission européenne dans les négociations, Clara Martínez.
Les rencontres avec les institutions européennes ont permis aux représentants andorrans de souligner « l'importance » d'obtenir une décision du Conseil de l'UE sur la nature juridique de l'accord, ainsi que d'obtenir un mandat de signature pour poursuivre la feuille de route vers le référendum.
LETTRE DE MACRON
Parallèlement, le chef du gouvernement, Xavier Espot, a fait état de la réception d'une lettre du président de la République française, Emmanuel Macron, qui exprime la position de la France, qui considère que l'accord devrait avoir une nature juridique mixte.
C'est une position que la France avait déjà avancée à d'autres occasions et qui contraste avec celle d'autres pays, comme l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne, qui défendent que l'accord est exclusif avec l'UE.
Face aux divergences d'opinions, la présidence danoise du Conseil de l'UE a pour rôle d'arbitrer et de tenter de rapprocher les différentes positions des Etats membres.
LE CONTENU DE FOND N'EST PAS QUESTIONNÉ
Le secrétaire d'État chargé des Relations avec l'UE, Landry Riba, a souligné qu'Andorre « a toujours été disponible » pour tout ce dont les États membres avaient besoin, mais il a reconnu qu'ils savent où en est le débat sur la nature juridique de l'accord et, surtout, à qui appartient la décision.
Le Gouvernement andorran a précisé que la discussion sur la nature juridique de l'accord affecte « seulement » la procédure de ratification et qu'à aucun moment le contenu substantiel de l'accord n'est remis en question.
Si l'accord était « UE uniquement », la ratification par l'Europe impliquerait uniquement le Parlement européen, tandis que s'il est considéré comme mixte, l'approbation des parlements des États membres sera également nécessaire, ce qui ne pourra pas modifier le texte.