-DATI BENDO
MADRID, 18 septembre (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne a demandé à la Chine de limiter volontairement ses exportations de voitures hybrides vers le marché communautaire, dans le but de réduire les tensions commerciales entre les deux parties et d'éviter une nouvelle guerre tarifaire, selon le 'Financial Times'.
Cette pétition arrive à un moment particulièrement délicat pour les constructeurs automobiles européens, confrontés à la concurrence croissante des modèles fabriqués en Chine.
Depuis Bruxelles, il est proposé, selon le principal journal de la Ville, que Pékin limite les ventes de véhicules hybrides fabriqués en Chine à environ 15 % de la part que ces voitures représentent actuellement sur le marché européen.
La préoccupation européenne ne se limite pas à l'automobile. Les autorités communautaires ont également évoqué la nécessité d'avancer dans d'autres secteurs, comme celui de la chimie, tout en appelant la Chine à ouvrir davantage son marché aux produits européens.
L'UE mène des négociations avec Pékin depuis des mois pour réduire le déficit commercial et éliminer les obstacles à l'accès au marché chinois.
L’EUROPE EST PRÉOCCUPÉE PAR LA HAUSSE DES IMPORTATIONS HYBRIDES EN PROVENANCE DE LA CHINE
Le conflit a également un précédent récent. En 2024, l’Union européenne a imposé des droits de douane supplémentaires allant jusqu’à 45 % sur certains véhicules électriques fabriqués en Chine. Cependant, les hybrides ont été soumis à un traitement différent et, selon les informations publiées par le « Financial Times », les importations de ces véhicules ont fortement augmenté depuis lors.
Les importations en Europe de voitures hybrides chinoises seraient passées d'environ 3 800 unités en octobre 2024 à environ 50 000 en juillet 2026, une augmentation qui a intensifié les appels des constructeurs européens à durcir la réponse commerciale.
La vérité est qu'il ne s'agit pas de chiffres très significatifs actuellement, bien qu'il s'agisse du moteur le plus demandé sur les marchés européens et dans lequel les constructeurs continentaux ou étrangers basés dans l'UE disposent toujours d'un avantage concurrentiel sur leurs concurrents chinois.
Cependant, des constructeurs comme Volkswagen ont exigé des mesures similaires contre les véhicules hybrides importés de Chine. Dans le même temps, certains gouvernements européens ont défendu une réponse coordonnée de l’Union pour protéger leur industrie sans provoquer de rupture commerciale avec Pékin.