– Europa Press/Contact/Ministère russe des Affaires étrangères ou
MADRID, 28 juillet (EUROPA PRESS) –
Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont eu une conversation téléphonique au cours de laquelle ils ont abordé, entre autres, la question d'un éventuel référendum sur l'adhésion de l'Arménie à l'Union européenne (UE) ou sa permanence dans l'Union économique eurasienne (UEE).
Selon un communiqué du Kremlin recueilli par l'agence russe TASS, les deux dirigeants ont souligné « l'importance » et la « nécessité » d'organiser un référendum national en Arménie sur l'adhésion à l'UE ou le maintien dans l'UEE.
À cet égard, ajoute l'agence susmentionnée, Poutine a réaffirmé dans l'appel son « engagement » envers la déclaration commune adoptée au sommet de la CEE par les dirigeants de la Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan et de Moscou même concernant une éventuelle adhésion d'Erevan à l'UE.
Rappelons que c'est en mai dernier que les États membres de l'UEE ont exhorté Erevan à adopter une position claire sur son statut et à organiser au plus vite une consultation populaire, dans le cadre du sommet organisé par l'Union à Astana, la capitale kazakhe. Cependant, Pashinián a ensuite exclu la possibilité de mener cette consultation, préconisant plutôt de travailler avec l'UEE jusqu'à ce qu'elle demande officiellement son entrée dans le bloc européen et qu'il soit inévitable de devoir opter pour l'une d'entre elles.
C’est ainsi que le Premier ministre arménien a défendu qu’il n’y avait aucune raison d’accélérer tout type de consultation populaire puisque, bien qu’Erevan ait présenté sa demande en mars 2024, elle en est à une phase très initiale et n’a même pas le statut de pays candidat.
Ainsi, lors de l'appel tenu ce lundi, Pashinián a insisté, selon un communiqué de son bureau de presse, sur le fait que la tenue d'un référendum « n'est possible en pratique que lorsque l'Arménie présente une demande officielle d'adhésion à l'UE et que la question devient substantielle ».
Le Premier ministre a ensuite mis sur la table les « restrictions » à l'exportation de marchandises d'origine arménienne vers le marché russe, avertissant qu'elles « contredisent » le cadre juridique entre Moscou et Erevan et les réglementations de l'UEE, demandant ainsi que des mesures soient prises pour « résoudre » ces questions.