– Juanma Serrano – Europa Press
MADRID, 28 juillet (EUROPA PRESS) –
Le ministère des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération a condamné ce mardi les exécutions de deux jeunes manifestants à Ispahan (Iran), Abolfazl Sepahi-Badejani et Amirhossein Safari Hosseinabadi, après les manifestations de la place Alikhani qui ont provoqué une « répression brutale » de la part des autorités iraniennes.
Le département de José Manuel Albares a exprimé ses condoléances aux familles et aux proches des jeunes et son « extrême préoccupation » face au « risque imminent d'exécution » des « huit autres manifestants inculpés dans le même résumé » à travers un communiqué.
Alireza Sepahi, Ghaem Hosseini, Shervin Bagherian Jebeli, Amirhossein Maleki, Ali Dashti, Abolfazl Ebrahimi, Alireza Raisi et Amirhossein Ebrahimi-Analoucheh sont les manifestants dont les cas « ont fait l'objet de sévères avertissements de la part des rapporteurs et des procédures spéciales des Nations Unies ».
Pour cette raison, les Affaires étrangères ont exhorté le gouvernement iranien à « cesser immédiatement l'exécution des peines capitales » et à « commuer ces peines », conformément aux déclarations urgentes de l'ONU, et ont exigé le « respect » des garanties procédurales, du droit à la défense et à un procès équitable inclus dans le Pacte international relatif aux droits civils auquel l'Iran est partie.
Le département dirigé par José Manuel Albares a insisté sur le fait que la position de l'Espagne est « ferme et sans équivoque » : « une opposition absolue à la peine de mort en toutes circonstances et partout dans le monde ». Et il a souligné qu'il s'agit d'une « sanction cruelle, inhumaine et dégradante » et « irréversible » qui empêche la correction de « possibles erreurs judiciaires ».
Enfin, les Affaires étrangères ont assuré qu'elles utiliseraient « toutes les voies diplomatiques à leur disposition », comme l'adhésion au Conseil des droits de l'homme, pour demander la fin de ces exécutions et un moratoire sur la peine de mort comme étape préalable à son « abolition légale définitive ».