-Michael Kappeler/dpa
MADRID, 29 avril (EUROPA PRESS) –
Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a promulgué l'accord commercial entre le Mercosur et l'Union européenne (UE), dans ce qu'il a qualifié de « moment historique » pour le pays sud-américain et le bloc après 25 ans de négociations.
« Un moment historique pour le Brésil et le Mercosur. Nous signons aujourd'hui, après 25 ans de négociations, le décret promulguant l'accord Mercosur-UE. Avec cela, nous concluons formellement la ratification du traité par le Brésil », a indiqué le président dans un message sur les réseaux sociaux.
Ainsi, a-t-il souligné, « à partir du 1er mai, le Mercosur et l'UE commenceront à s'unir dans l'une des plus grandes zones de libre-échange de la planète ». « Ensemble, nous aurons 31 pays, 720 millions d'habitants et un PIB qui dépassera les 22 milliards de dollars (18,8 milliards d'euros) », a-t-il indiqué, avant de souligner que « l'accord signifie le renforcement des relations avec notre deuxième partenaire commercial et plus grand investisseur étranger au Brésil ».
« À une époque de protectionnisme, nous renforçons le multilatéralisme. Nous envoyons au monde le message qu'il n'y a rien de mieux que de croire dans l'exercice de la démocratie et dans les relations cordiales entre les nations », a-t-il souligné, tout en affirmant que cette mesure intervient « après que le président (américain) Donald Trump a pris les décisions qu'il a prises, imposant unilatéralement des droits de douane au monde entier ».
En ce sens, il a défendu que « la réponse que l'UE et le Brésil ont donnée au monde est qu'il n'y a rien de mieux que de croire dans l'exercice de la démocratie, dans le multilatéralisme et dans les relations cordiales entre les nations ». « C'est l'exemple que nous donnons ici aujourd'hui », a ajouté le président brésilien.
La signature de Lula sur le document intervient après que le Sénat brésilien a approuvé au début du cadre l'accord entre l'UE et le Mercosur – qu'il forme avec l'Uruguay, le Paraguay et l'Argentine – un texte qui a déjà été ratifié par tous les pays sud-américains du bloc. La confirmation du côté européen manque toujours, même si la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a annoncé fin février le début du processus d'application provisoire.