L’UE renforcera les contrôles phytosanitaires sur les importations agroalimentaires


Dossier – Un agent de la Garde civile devant le premier camion lors de son passage à la douane commerciale de Ceuta, au début de l'année.

– Antonio Sempere – Europa Press – Archives

BRUXELLES, 9 décembre (EUROPA PRESS) –

La Commission européenne a annoncé ce mardi le renforcement des contrôles phytosanitaires sur les importations de produits agroalimentaires, avec des mesures tant aux frontières extérieures de l'Union européenne que dans les pays tiers d'où partent les quotas.

« En tant que plus grand commerçant de produits alimentaires au monde, l'Union européenne doit garantir que tout produit animal, végétal ou alimentaire importé de pays tiers répond à nos normes strictes en matière de santé et de sécurité », a déclaré le commissaire chargé de la santé et du bien-être des animaux, Oliver Várhelyi, après l'annonce de l'initiative.

Le responsable communautaire a ajouté que les mesures annoncées « renforceront et moderniseront » un système de contrôles officiels « déjà solide », mais dont l'amélioration profitera « aux citoyens, aux agriculteurs et aux entreprises de l'Union ».

Concrètement, Bruxelles annonce une augmentation de 50 % des audits effectués dans les pays tiers sur une période de deux ans, tandis que les audits aux postes frontières européens augmenteront de 33 % pour garantir que les autorités nationales effectuent des inspections sur les importations conformément aux exigences établies par la réglementation de l'UE.

Elle prévient également qu'elle procédera à une surveillance plus étroite des produits et des pays qui ne respectent pas les normes communautaires, y compris en renforçant les contrôles « si nécessaire », et offrira un soutien spécifique aux États membres qui s'engagent à renforcer cette surveillance.

En outre, la Commission européenne prévoit de créer un groupe de travail européen dédié pour accroître l'efficacité des contrôles à l'importation, qui se concentrera en particulier sur les résidus de pesticides, la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux et le bien-être animal, et examinera la possibilité de coordonner les actions de surveillance de l'UE sur des produits importés spécifiques. À cette fin, l'exécutif communautaire estime qu'il formera quelque 500 fonctionnaires nationaux à travers un programme spécifique de l'UE spécialisé dans les contrôles officiels.

Enfin, Bruxelles entend mettre à jour les règles qui permettent l'importation de produits présentant des traces de pesticides particulièrement dangereux interdits dans l'UE pour aligner les critères sur les normes internationales, également renforcées.