– Europa Presse/Contact/Daniel Carde
MADRID, 19 avril (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne a condamné l'attaque qui a coûté la vie samedi à un soldat français de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Liban (FINUL) et a souscrit à l'hypothèse avancée par le gouvernement français selon laquelle les milices du Hezbollah seraient à l'origine de cet assaut, même si le parti chiite libanais a nié tout lien.
« L'Union européenne condamne l'attaque contre la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) qui a coûté la vie à un casque bleu français et qui, selon toute vraisemblance, a été menée par le Hezbollah », a-t-elle indiqué dans un communiqué.
« Nous exprimons notre entière solidarité avec la France et les Nations Unies, nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille de la victime et nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés », ajoute le communiqué, exigeant que le gouvernement libanais mène « une enquête rapide, exhaustive et indépendante pour s'assurer que les responsables répondent de leurs actes ».
« L'Union européenne exhorte toutes les parties à respecter le cessez-le-feu convenu et appelle le Hezbollah à désarmer et à cesser immédiatement ses attaques. Nous réaffirmons notre attachement à la souveraineté et à la stabilité du Liban, ainsi qu'à la désescalade dans la région », conclut l'UE.
L’attaque a également fait trois blessés parmi les soldats français et sera un sujet essentiel à aborder lors de la réunion que Macron tiendra la semaine prochaine avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam, qui a devant lui la tâche compliquée de parachever le désarmement du Hezbollah dans le cadre de négociations directes imminentes avec Israël.
Le Hezbollah a déjà averti qu'il n'avait pas l'intention de désarmer sans garanties de sécurité et a également exigé le retrait immédiat des forces militaires israéliennes qui occupent actuellement une partie du sud du Liban.