L’UE apporte son soutien au président libanais pour désarmer le Hezbollah


Le président du Conseil européen, António Costa

– Europa Press/Contact/Nicolas Landemard

MADRID, 25 mars (EUROPA PRESS) –

Le président du Conseil européen, António Costa, a défendu ce mercredi la décision des autorités libanaises d'interdire les activités « militaires » du parti-milice chiite Hezbollah, dans une conversation téléphonique qu'il a eue ce mercredi avec le président de ce pays, Joseph Aoun, alors que les attaques israéliennes contre le Liban depuis le 2 mars ont déjà fait près de 1.100 morts.

« J'ai parlé avec le président Aoun pour exprimer les condoléances de l'Union européenne pour la perte de vies civiles, ainsi que notre solidarité et notre soutien au Liban et à son peuple », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, où il a déploré que « plus de 1,3 million » de personnes aient été contraintes de quitter leur domicile et a qualifié la situation de « terrible ».

Le dirigeant portugais a estimé que le gouvernement de Nawaf Salam avait pris « la bonne décision d'interdire les activités militaires du Hezbollah » et a défendu que le groupe chiite « doit cesser immédiatement ses attaques » et Israël « ses opérations militaires ». « Toutes les parties doivent respecter le droit international et protéger la population civile et les infrastructures civiles », a-t-il rappelé.

Costa a également souligné la nécessité pour l'exécutif de Benjamin Netanyahu d'engager des « pourparlers directs avec les autorités libanaises », après qu'Aoun a assuré qu'il était disposé à le faire et a en même temps dénoncé le refus d'Israël de s'asseoir à la table des négociations.

De son côté, le président libanais a confirmé l'appel de Costa sur les réseaux sociaux, le remerciant pour « la position de l'Union européenne et l'aide humanitaire et sanitaire qu'elle a envoyée pour aider les Libanais contraints de fuir leurs foyers dans les zones touchées par les attaques israéliennes ». De même, le président a exprimé « son espoir que cette aide augmente, étant donné que le nombre de personnes déplacées a dépassé le million ».

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a prévenu mercredi que les ordres d'évacuation émis par l'armée israélienne « couvrent 14% du territoire libanais et ont provoqué le déplacement d'un habitant du pays sur cinq ».

Israël avait déjà lancé des dizaines de bombardements contre le Liban ces derniers mois malgré le cessez-le-feu conclu en novembre 2024, arguant qu'il agissait contre les activités du Hezbollah et assurant ainsi ne pas violer l'accord, même si tant les autorités libanaises que le groupe ont critiqué ces actions, également condamnées par l'ONU.