L'Espagne, troisième pays de l'UE où la pression fiscale sur les PME et les indépendants est la plus forte, selon une étude


Une personne fait le calcul.

– QUANTAXE

MADRID, 13 mai. (EUROPA PRESS) –

L'Espagne s'est imposée comme le troisième pays de l'Union européenne où les cotisations des entreprises ont le plus grand poids sur la perception totale des impôts, atteignant 25,8%, ce qui place le marché national « bien au-dessus » de la moyenne européenne de 17,9%, selon une analyse réalisée par Quantax.

Le rapport, qui prend comme référence l'indice de compétitivité fiscale des entreprises 2025, préparé par l'Institut d'études économiques et la Fondation fiscale, place l'Espagne seulement derrière l'Estonie et la République tchèque dans cette section.

De même, selon les données, la contribution fiscale totale des entreprises espagnoles représente 17,8% du PIB, contre 14,8% en moyenne en Europe, plaçant l'Espagne parmi les pays qui « ont le plus augmenté » les impôts sur les entreprises au cours de la dernière décennie.

Cette situation, expliquent-ils, place le pays dans une position « moyenne-élevée » en termes de pression fiscale effective par rapport aux principales économies de l'UE.

En ce sens, comme l'a expliqué l'entité, le contexte actuel est marqué par une augmentation du contrôle fiscal, de nouvelles obligations numériques et une « complexité réglementaire croissante » pour les PME et les indépendants.

CHARGE ADMINISTRATIVE ÉLEVÉE

Ainsi, Quantax a souligné que le vrai problème ne réside pas « uniquement » dans le montant des impôts, mais dans la « difficulté » d’optimiser la fiscalité. L'entreprise a également mis en garde contre une charge administrative « élevée » en Espagne, également supérieure à la moyenne européenne.

Le PDG et co-fondateur de Quantax, Álvaro Pascual, a affirmé qu'« en Espagne, on ne paie pas toujours plus cher au taux nominal, mais il est plus facile de finir par payer plus s'il n'y a pas de planification continue ». Selon le responsable, le système pénalise «surtout» les petites entreprises qui manquent de visibilité ou de support technologique.

Ainsi, explique Quantax, le manque de planification amène de nombreuses PME à gérer leurs obligations de manière « réactive », en commettant des erreurs dans les registres de dépenses ou des déductions non appliquées. Ceci, ajoutent-ils, se traduit par des structures fiscales « inefficaces », une moindre optimisation de la TVA et d'autres incitations juridiques.

De son côté, le directeur financier et co-fondateur de l'entreprise, Francisco de las Heras, a expliqué que même si l'Espagne s'aligne sur la tendance européenne vers une fiscalité « numérisée, automatisée et contrôlée en temps réel », la simplification pour les petites entreprises reste « insuffisante ».

En ce sens, Quantax a indiqué que la politique fiscale européenne évolue vers une « plus grande automatisation » de la conformité fiscale, une numérisation « complète » de la TVA, des déclarations en temps réel et une harmonisation progressive des obligations fiscales, notamment grâce à des initiatives telles que la TVA à l'ère numérique (ViDA).

Enfin, Álvaro Pascual a conclu que l'automatisation a cessé d'être un avantage compétitif et est devenue une « nécessité opérationnelle », la technologie étant l'outil « clé » permettant au tissu économique espagnol de s'adapter à un modèle avec « moins de marge d'improvisation ».