MADRID/OVIEDO, 24 mars (EUROPA PRESS) –
L'Union des petits agriculteurs et éleveurs (UPA) a montré sa « prudence » à l'égard du nouvel accord commercial entre l'Union européenne et l'Australie, compte tenu de ses effets possibles sur des secteurs tels que les ovins, caprins et bovins, et estime que « des mesures de sauvegarde doivent empêcher tout dommage ».
Concrètement, l'organisation agricole a exigé que tant lors de l'adoption du texte de l'accord au Parlement européen que lors de l'élaboration encore en attente des clauses de sauvegarde, un « zèle maximum » soit appliqué dans la protection des secteurs clés de l'agriculture et de l'élevage espagnols, comme les bovins et surtout les ovins/caprins, un secteur en crise qui nécessite un maximum de soutien car « irremplaçable ».
« Nous avons besoin d'accords commerciaux qui profitent à notre activité et évitent les éventuelles crises de marché qui pourraient survenir », ont-ils déclaré.
De l'UPA, ils ont averti que les clauses de sauvegarde sont pour eux « inaliénables » et exigent leur approbation comme « la plus grande garantie qui puisse et doive être donnée aux secteurs productifs européens ». « Nous n'autoriserons même pas un recul dans la protection du secteur. L'accord UE-Mercosur a constitué un tournant en termes de protection du secteur primaire. Désormais, tous les accords commerciaux signés par l'UE doivent prévoir des garanties réelles, agiles et efficaces qui peuvent être activées en cas de perturbations du marché », ont-ils souligné.
L'UPA a rappelé que les exportations espagnoles vers l'Australie représentent entre 278 et 400 millions d'euros, soit 10 % du total des exportations européennes vers ce pays. L'Espagne exporte principalement de l'huile d'olive, des produits de boulangerie, du lait, des spiritueux et des légumineuses. Les importations australiennes vers l'Espagne se situent entre 40 et 67 millions d'euros et comprennent principalement des noix, du blé et du vin.
L'organisation agricole a demandé que la Commission européenne prenne « le plus grand soin » à protéger les secteurs de la viande bovine, ovine/chèvre, du sucre, des produits laitiers et du riz, produits sur lesquels se concentre la libéralisation tarifaire. « Nous serons très vigilants pour qu'il n'y ait pas de dégâts », ont-ils conclu.