– David Zorrakino – Europa Press – Archives
MADRID, 23 décembre (EUROPA PRESS) –
L'Association des Entreprises d'Energie Électrique (aelec) a averti que la proposition de rémunération approuvée par la Commission Nationale des Marchés et de la Concurrence (CNMC) représente « un pas en arrière dans la sécurité juridique et réglementaire de l'Espagne » et place le pays « dans le hayon de la sécurité juridique et de l'attractivité réglementaire de l'Union européenne, à un moment clé pour l'électrification ».
Dans un communiqué, l'association patronale de l'électricité, dont font partie Iberdrola, Endesa et EDP Espagne, a regretté que le régulateur ait modifié le modèle de rémunération sans une nouvelle audience publique et que dans ce processus les principales allégations du secteur ou du Conseil d'État n'aient pas été prises en compte, « ce qui aurait enrichi la décision finale ».
La CNMC a approuvé ce lundi les circulaires du taux de rémunération financière (TRF) et de méthodologie de distribution d'électricité, qui rejoignent ainsi celle de méthodologie de transport électrique, qui a reçu l'approbation le 16 décembre.
Concrètement, dans le premier d'entre eux, le taux des activités de transport, d'exploitation du système et de distribution d'énergie électrique de la période précédente est augmenté de 100 points de base, atteignant 6,58% au cours de la période réglementaire 2026-2031, contre 5,58% dans la période actuelle.
Aelec a considéré que la proposition approuvée représente un « changement perturbateur sans consensus au sein de la CNMC et sans aucun consensus avec le secteur », puisque le nouveau modèle de rémunération se déroule « sans aucun débat avec le secteur, sans création de groupes de travail, sans analyse des conséquences et sans unanimité » au sein du régulateur.
Ainsi, il a assuré qu'une réduction « sans précédent » des dépenses reconnues du service électrique a été approuvée et a déclaré qu'il aurait été positif que la CNMC évalue également les coûts futurs, comme la cybersécurité ou la numérisation, « au lieu de se concentrer uniquement sur la réduction OPEX de 37% sur la période, puisque cette mesure peut affecter les fournisseurs nationaux ».
Quoi qu'il en soit, l'organisation patronale, qui a souligné qu'en termes de dialogue et de compréhension avec le secteur, « cela a été l'un des moments les plus difficiles pour la CNMC depuis sa création », a tendu la main de manière proactive « pour collaborer et reconstruire un dialogue sectoriel solide et constructif », se montrant également disposée à collaborer « pour trouver une approche qui allie efficacité et durabilité du secteur ».
UN TARIF « INSUFFISANT » ET LOIN DES NORMES EUROPÉENNES.
Pour l'Aelec, le taux de rémunération financière de 6,58% fixé par la CNMC est « insuffisant » et place l'Espagne « au bas de la compétition pour les capitaux à investir dans les réseaux », l'éloignant « des normes européennes, au moment même où d'autres pays renforcent leurs cadres pour attirer les capitaux ».
Par ailleurs, il a souligné qu'avec un réseau de distribution saturé et seulement 12% des demandes d'accès accordées en 2025, la proposition du régulateur « rend difficile l'électrification et l'autonomie énergétique du pays ».