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MADRID, 24 décembre (EUROPA PRESS) –
L'administration de Donald Trump a annoncé mardi des restrictions de visa à l'encontre de cinq « agents du complexe industriel de la censure mondiale », dont l'ancien commissaire au marché intérieur de l'Union européenne, Thierry Breton, qu'elle accuse d'avoir contraint les plateformes américaines à censurer les opinions américaines contraires.
La sous-secrétaire d'État à la Diplomatie publique, Sarah Rogers, a confirmé que parmi les personnes concernées se trouve Breton, pour avoir été « l'un des architectes » du Digital Services Act (DSA), la réglementation adoptée l'année dernière qui tente de lutter contre les contenus illégaux et de protéger les utilisateurs d'Internet et qui prévoit des sanctions pour les entreprises qui ne s'y conforment pas.
Dans un communiqué publié sur son compte de réseau social
Rogers a dénoncé le fait que Breton « a utilisé le DSA pour menacer » Musk en lui rappelant « de façon inquiétante » dans sa lettre les « procédures judiciaires en cours pour non-respect présumé des exigences légales du DSA en matière de contenu illégal et de désinformation ».
L'ancien commissaire a répondu à l'annonce par un bref message dans
De même, il a rappelé que « 90 pour cent du Parlement européen – notre organe démocratiquement élu – et les 27 États membres ont voté à l'unanimité pour le DSA » et, s'adressant à « (ses) amis américains », il a déclaré que « la censure n'est pas ce qu'on pense ».
Les quatre autres concernés par les restrictions de visa annoncées ce mardi sont : Imran Ahmed, du Centre de lutte contre la haine numérique ; Clare Melford, du Global Misinformation Index ; Anna-Lena von Hodenberg et Joséphine Ballon, toutes deux de HateAid.
Le Département d'État considère que « ces militants radicaux et ces ONG politisées ont encouragé des mesures répressives de censure de la part d'États étrangers, dans tous les cas dirigées contre les Américains », raison pour laquelle il a déterminé que leur présence aux États-Unis « a des conséquences potentiellement graves pour la politique étrangère du pays ».
Les cinq personnes, a indiqué le portefeuille diplomatique, « seront interdits d'entrée aux Etats-Unis » et pourraient faire l'objet d'une « procédure d'expulsion » par le Département de la Sécurité intérieure.
Ainsi, il a réitéré que Trump « a clairement déclaré que sa politique étrangère « l’Amérique d’abord » rejette les violations de la souveraineté américaine », affirmant que « la portée extraterritoriale excessive des censeurs étrangers qui attaquent la liberté d’expression américaine ne fait pas exception ».