Le parti d'opposition réclame un mécanisme de compensation stable pour Ceuta et Melilla pour leur frontière avec le Maroc


La Coalition pour Melilla exige un mécanisme de compensation stable pour Ceuta et Melilla.

-COALITION POUR MELILLA

MELILLA, 29 août (EUROPA PRESS) –

La Coalition pour Melilla (CpM), le principal parti d'opposition à l'Assemblée de Melilla, a appelé l'État et l'Union européenne à créer un mécanisme de compensation stable pour le statut des frontières extérieures de Ceuta et Melilla avec le Maroc, « au lieu de recourir uniquement à des aides spécifiques lorsque surviennent des situations extraordinaires de pression migratoire ».

La formation considère que Ceuta et Melilla subissent « une pression spécifique car ce sont les deux seules frontières terrestres de l'Union européenne avec le Maroc », et que cette circonstance nécessite « une réponse structurelle, et non des actions exceptionnelles liées exclusivement à des épisodes de crise ».

Dans ce sens, le CpM a également soulevé la nécessité d'établir un Plan Intégral de Protection et d'Urgence pour Melilla, de manière permanente et avec la capacité « d'être activé automatiquement lorsque surviennent des situations extraordinaires de pression migratoire ».

La proposition est basée sur la réponse adoptée cette semaine par le gouvernement espagnol à la situation à Ceuta. Selon le document publié par le CpM, le décret royal 681/2026 reconnaît que les afflux massifs enregistrés fin juillet ont affecté le fonctionnement ordinaire des services publics, y compris les services sociaux et de protection de l'enfance.

De l'avis de la formation, cette reconnaissance soulève la nécessité pour Melilla de disposer d'un mécanisme de prévention et de réponse équivalent. Le CpM soutient que « les capacités ordinaires de la ville pourraient s'avérer insuffisantes pour faire face à une urgence migratoire de grande ampleur » et exige que l'État établisse « à l'avance » les ressources et les procédures qui devraient être activées dans une situation présentant ces caractéristiques.

La formation insiste sur le fait que la réponse « doit placer la protection des mineurs migrants au centre », et donne comme exemple la situation que traverse actuellement le refuge pour mineurs La Purísima à Melilla, dont les travailleurs ont appelé à quatre jours de grève, du 3 au 6 septembre, pour dénoncer le manque de personnel, la surcharge, la précarité et l'effondrement de la ressource.

Le CpM défend également l’évolution vers un modèle public et global de prise en charge des mineurs, avec un personnel stable, des ratios et une prise en charge éducative, psychologique et sociale adéquats, ainsi que des conditions décentes tant pour les mineurs que pour les professionnels. La formation estime nécessaire de coordonner les différentes ressources de la Ville et de garantir une plus grande stabilité des soins et du personnel.

Pour le CpM, la situation vécue à Ceuta et les problèmes enregistrés dans La Purísima montrent que Ceuta et Melilla « ne peuvent pas compter sur les administrations de l'État pour réagir uniquement lorsqu'une urgence est déjà survenue ».

C'est pourquoi il demande au Gouvernement de la Ville Autonome de demander formellement à l'Exécutif central d'ouvrir immédiatement une table spécifique pour élaborer le Plan Intégral de Protection et d'Urgence de Melilla, avec la participation de toutes les administrations concernées et un calendrier spécifique de mesures, de financement et d'évaluation.