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BRUXELLES, 28 janvier (EUROPA PRESS) –
Ce mercredi, le Parlement européen a approuvé un rapport dans lequel il appelle à intensifier les mesures visant à réduire l'écart salarial et les inégalités entre les sexes en matière de retraites dans l'Union européenne, en particulier dans les secteurs à plus forte présence féminine, où le travail continue d'être « moins valorisé » et « moins bien payé ».
Le texte, adopté par 58 voix pour, 6 contre et 15 abstentions dans les commissions de l'Emploi et de l'Égalité des genres, souligne que les emplois dans les secteurs féminisés ont tendance à être moins bien payés, malgré le fait que les jeunes femmes dépassent de plus en plus les hommes en termes de niveau d'éducation.
En ce sens, les députés soulignent qu’améliorer la participation des femmes au marché du travail et leurs conditions de travail contribuerait également à remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences, en plus de stimuler la productivité et la croissance dans l’UE.
Le rapport exhorte ainsi la Commission européenne à présenter une stratégie ambitieuse en matière d'égalité des sexes et un plan d'action pour éliminer les écarts de rémunération et de retraite, comprenant des mesures spécifiques pour garantir des salaires équitables dans les secteurs dominés par les femmes et des investissements dans le prochain cadre financier pluriannuel pour renforcer la conciliation et développer « un système de soins fiable et accessible ».
En outre, le Parlement européen prévient que les femmes continuent d'assumer une part disproportionnée du travail domestique et des soins non rémunérés, ce qui réduit leur participation au travail et limite l'accumulation de droits à pension, compte tenu du manque de services de garde d'enfants et de soins de longue durée de qualité qui les obligent à travailler à temps partiel, voire à abandonner leur emploi.
Par conséquent, le Parlement appelle les États membres à encourager le recours au congé parental et à promouvoir un congé de paternité non transférable et correctement rémunéré, en tant qu'outil permettant d'équilibrer les responsabilités et de permettre à davantage de femmes de rester actives sur le marché du travail.
Le texte appelle également à une transposition et une application rapides de directives clés telles que la transparence salariale, la conciliation et la parité hommes-femmes dans les conseils d'administration, cette dernière étant toujours en suspens dans dix pays de l'UE.
Le rapport souligne également le coût économique et social de ces inégalités, rappelant que l'écart salarial entre hommes et femmes a eu un impact de 390 milliards d'euros en 2023 pour l'UE, une année au cours de laquelle les femmes ont travaillé entre 54 et 67 jours par an sans rémunération effective par rapport aux hommes.
Des différences qui, selon les données du Parlement, durent jusqu'à la retraite, donnant lieu à des pensions plus faibles et à un plus grand risque de pauvreté, une situation qui en 2024 touchait 16,9% des femmes retraitées, soit presque le double de celle des hommes.