Albares défend que la Catalogne est membre associé de l'UNESCO et de l'ONU Tourisme « c'est pour le bénéfice de l'Espagne »


Albares et Duch après la signature des accords à Madrid

– GÉNÉRALITÉ

MADRID, 28 janvier (EUROPA PRESS) –

Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a défendu mercredi que l'accord conclu pour que la Catalogne soit membre associé de l'UNESCO et de l'ONU Tourisme, en vertu de l'accord conclu avec Junts pour approuver l'investiture de Pedro Sánchez « est dans l'intérêt de l'Espagne ».

Dans ses premières déclarations sur l'accord conclu mardi avec le ministre de l'Union européenne et de l'Action extérieure de la Generalitat, Jaume Duch, et dont jusqu'à présent son ministère n'avait pas fait officiellement état, Albares a expliqué que cela signifie que « la Catalogne va avoir un représentant » tant dans la représentation permanente de l'Espagne auprès de l'UNESCO que dans la délégation auprès de l'ONU Tourisme.

« Elle aura sa voix, elle sera représentée par une personne déterminée nommée par la Generalitat, et elle pourra évidemment réaliser le travail et la promotion de la Catalogne dans les domaines de chaque organisation internationale », c'est-à-dire en matière de tourisme et en matière culturelle et linguistique.

Dans des déclarations à 'Catalunya Radio', rapportées par Europa Press, le ministre a reconnu que cela faisait partie de l'accord conclu entre le PSOE et Junts mais « évidemment, cela profite à la Catalogne, au catalan comme langue et à tout ce qui est culture catalane ».

De plus, a-t-il ajouté, « cela profite également à l'Espagne, car l'Espagne, c'est aussi ses langues officielles, sa diversité, sa pluralité et, par conséquent, cela enrichit également la représentation permanente et la délégation, tant à l'UNESCO qu'à l'ONU Tourisme ».

Comme Duch l'a expliqué la veille, la Catalogne participera aux travaux, réunions et conférences de ces organisations et pourra représenter les intérêts catalans dans ces organisations, avec « tous les droits qu'un membre à part entière peut avoir », à l'exception du vote, que seule l'Espagne exerce.

LE CATALAN DANS L'UE

D'autre part, le ministre a voulu préciser que le fait que le statut officiel du catalan, du basque et du galicien n'ait pas été inscrit à l'ordre du jour du dernier Conseil Affaires générales, au cours duquel il était abordé depuis la demande du gouvernement en août 2023, ne signifie pas qu'il n'y a pas de travail pour atteindre cet objectif.

« Le catalan ne sera pas officiel par usucapion, au nombre de fois que nous mettrons des choses à l'ordre du jour du Conseil Affaires générales. Il suffit de l'introduire une seule fois et il sera approuvé », a-t-il défendu, insistant une fois de plus sur le fait qu'aucun État membre ne s'oppose à l'inclusion des trois langues co-officielles dans la réglementation linguistique de l'UE, mais que certains ont besoin de plus de temps pour l'approuver.

De même, comme à plusieurs reprises lorsqu'il a été interrogé sur cette question, il a attaqué la position de ceux d'Alberto Núñez Feijóo qui « de manière totalement antipatriotique a appelé ses partis frères en Europe pour leur demander d'attendre, de ne pas encore adhérer au consensus ». « Il est probable qu'avec le soutien du Parti Populaire, nous y parviendrons déjà, mais sans le soutien du PP, nous y parviendrons aussi », a-t-il souligné.