Le ministre polonais des Affaires étrangères dit à Musk d' »aller sur Mars » après avoir appelé à « l'abolition » de l'UE


Dossier – Le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski lors d'une conférence de presse dans la capitale allemande, Berlin (archive)

– Jörg Carstensen/dpa – Archives

MADRID, 7 décembre (EUROPA PRESS) –

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a demandé au magnat Elon Musk d' »aller sur Mars » après avoir plaidé samedi pour « l'abolition » de l'Union européenne (UE) suite à l'amende de 120 millions d'euros infligée par la Commission européenne à son réseau social X pour le « conception trompeuse » de sa marque bleue de vérification de compte.

« Allez sur Mars. Il n'y a pas de censure ni de salut nazi là-bas », a déclaré Sikorski pour son propre compte sur

De son côté, le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré aux « amis américains » que « l'Europe est leur plus proche alliée, pas un problème ». « Nous avons des ennemis communs. Au moins, c'est ainsi depuis au moins 80 ans. Nous devons nous y tenir, car c'est la seule stratégie raisonnable pour notre sécurité commune, à moins que quelque chose ne change », a-t-il affirmé.

Les critiques de Musk interviennent également après que la Maison Blanche a publié sa stratégie de sécurité nationale pour le mandat de Trump, particulièrement dure avec l'Europe, et face aux critiques du bloc pour la position adoptée par le locataire de la Maison Blanche dans le processus de négociations de paix en Ukraine, sujet d'une invasion par la Russie depuis février 2022.

Le magnat sud-africain a dénoncé samedi que le système bureaucratique de l'UE « est en train d'étouffer lentement l'Europe » et a considéré l'amende infligée à X comme une attaque de Bruxelles contre la liberté d'expression et un mauvais exemple de souveraineté supranationale contre les intérêts de ses États membres.

Cette vérification bleue, faut-il le rappeler, est perçue comme un sceau d'authenticité par les utilisateurs malgré le fait que son accès est discrétionnaire, ce qui viole les obligations de la loi européenne sur les services numériques (DSA).

La sanction annoncée par Bruxelles répond également à d'autres irrégularités sanctionnées par le DSA comme le manque de transparence dans son référentiel d'annonces et le non-respect de son obligation de permettre l'accès aux données aux chercheurs.