– Rocío Ruz – Europa Press
MADRID, 23 décembre (EUROPA PRESS) –
Le Conseil des ministres a approuvé l'arrêté royal réglementant les procédures nationales liées à l'enregistrement, à la modification et à l'annulation des indications géographiques des produits artisanaux et industriels dans le Registre de l'Union européenne (UE), ainsi que certains aspects qui y sont liés conformément à la réglementation de l'UE.
Plus précisément, grâce à cet instrument, un nouveau titre juridique de propriété industrielle est créé qui accorde une protection unitaire dans l'UE aux indications géographiques de produits artisanaux et industriels (également appelées indications géographiques non agricoles).
Ce règlement de l'UE nécessite un développement réglementaire national, puisque la procédure d'enregistrement d'une indication géographique comprendra deux phases : une au niveau national et une au niveau de l'Union.
L'OFFICE ESPAGNOL DES BREVETS ET DES MARQUES SERA L'AUTORITÉ COMPÉTENTE
Ainsi, cet arrêté royal désigne l'Office espagnol des brevets et des marques (OEPM) comme ladite autorité nationale compétente. De même, l'arrêté royal prévoit la procédure nationale pour demander une indication géographique pour les produits artisanaux et industriels.
De cette manière, le demandeur présentera sa candidature électronique, qui sera reçue par le SPTO, qui fera office de liaison entre les organismes compétents des communautés autonomes, selon le territoire, et l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (Euipo).
Dans le cas de demandes relatives à des indications géographiques dont la portée territoriale s'étend sur plus d'une communauté autonome, l'OEPM gérera directement la procédure nationale, qui prévoit la possibilité de présentation d'oppositions par des tiers.
Une fois la phase nationale terminée positivement, grâce à l'émission d'une résolution favorable de l'autorité nationale compétente correspondante, ladite demande sera envoyée à l'Euipo par l'OEPM, afin que la phase d'Union puisse commencer. Par ailleurs, la création d'un « Conseil de coordination des indications géographiques des produits artisanaux et industriels » est prévue comme organe collégial de coordination dans l'exercice des fonctions de l'autorité nationale compétente et des organismes autonomes compétents en matière de qualité différenciée liée à une origine géographique ou à une tradition.
De même, cet arrêté royal établit le régime du contrôle officiel des indications géographiques pour les produits artisanaux et industriels dont la portée territoriale s'étend sur plus d'une communauté autonome.
Enfin, l'Exécutif a indiqué que l'impact économique attendu de la règle est « positif », puisque ces effets favorables « atteindront tous les opérateurs économiques, tant les entreprises que les consommateurs, et auront des effets positifs pour la création d'emplois et le développement local ».