– CONSEIL D'ANDALOUSIE
SÉVILLE, 4 février (EUROPA PRESS) –
Le secrétaire général de l'Agriculture, de l'Élevage et de l'Alimentation, Manuel Gómez, a affirmé mercredi l'importance de maintenir la conception actuelle de la Politique agricole européenne commune (PAC) à partir du prochain cadre 2028-2034 ; Dans le même temps, elle a exigé une protection et de réelles garanties face à l'accord de l'Union européenne avec le Mercosur.
C'est ce qu'a exprimé Gómez lors d'un dîner en hommage à l'agriculture andalouse au Parlement allemand organisé par Ideal. Dans son discours, il a souligné le potentiel du secteur primaire andalou en tant que région européenne leader en matière d'exportations agroalimentaires, soulignant que seulement au cours de la dernière décennie, les ventes de ces produits ont augmenté jusqu'à 78 pour cent, un chiffre supérieur aux exportations de 17 États de l'Union européenne.
Le secrétaire général a précisé que selon les dernières données d'exportation de janvier à novembre 2025, « le secteur andalou des fruits et légumes a exporté 3,6 millions de tonnes pour une valeur de 6,659 millions d'euros, ce qui représente près de 47 pour cent de la valeur totale des exportations agroalimentaires au cours de cette période, qui s'élève à 14,284 millions d'euros, soit près de la moitié des ventes ».
En ce sens, Gómez a reconnu que « ces chiffres servent d'incitation à être compétitifs sur les marchés internationaux les plus exigeants et qu'ils sont le reflet de notre modèle de production, de plus en plus durable et efficace ; même si parler d'agriculture andalouse, c'est aussi parler de défis ».
Ainsi, il a évoqué le « manque » de changement générationnel comme l'un des problèmes structurels ajoutés à « la rareté de l'eau, si importante pour pouvoir approvisionner les près de 500 millions d'Européens que nourrit l'Andalousie ». A cet égard, il a passé en revue toutes les actions menées dans le domaine de l'irrigation, comme l'aide aux irrigants, les actions directes de modernisation des installations ; ainsi que l'engagement en faveur de l'eau régénérée à des fins agricoles.
RENTABILITÉ POUR LE GARDE-MANGER EUROPÉEN
Dans ce sens, il a insisté sur le fait qu'il est indispensable d'avoir de l'eau pour « produire plus et mieux », mais cela ne suffit pas si l'activité agricole n'est pas rentable. « Une rentabilité qui vient de la PAC, un outil fondamental pour la survie du secteur andalou, qui est le premier maillon de la chaîne alimentaire et le garde-manger en Europe. »
À ce sujet, il a souligné une fois de plus « la nécessité d'avoir une Politique Agricole Commune forte et réaliste, indépendante d'autres fonds, qui tienne compte de notre réalité productive et autour de deux piliers, pour que les agriculteurs et les éleveurs andalous ne perdent pas les subventions essentielles pour le changement générationnel et la modernisation de la campagne andalouse ».
C'est pourquoi, une fois de plus, le secrétaire général de l'Agriculture a réitéré que l'Andalousie exige que le modèle actuel de la PAC soit maintenu sur la base de deux piliers et non d'un seul fonds comme base fondamentale pour la survie d'un secteur dont dépendent des milliers de familles andalouses.
COMMERCIALISATION SUR DE NOUVEAUX MARCHÉS
De même, il a reconnu que, tout comme il est important de produire, il est également important de commercialiser les produits à l'étranger avec les meilleures garanties. Il s'est donc prononcé en faveur d'une ouverture à de nouveaux marchés, « à condition que cela se fasse avec de réelles garanties qui protègent notre secteur primaire ».
C'est pourquoi, compte tenu du scénario actuel d'application provisoire du traité du Mercosur, il a déclaré que « le Gouvernement andalou est radicalement opposé à l'application provisoire de ce traité si les garanties nécessaires ne sont pas données, c'est-à-dire sans l'approbation de clauses de sauvegarde suffisamment exigeantes, strictes et protectionnistes pour défendre nos agriculteurs et nos éleveurs ».