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MADRID, 20 avril (EUROPA PRESS) –
L'Association des marchés financiers en Europe (AFME) a souligné « l'urgence » de parachever l'union bancaire dans sa réponse à la consultation spécifique sur la compétitivité du secteur bancaire de l'UE de la Commission européenne, où elle considère que des conditions de concurrence égales au niveau mondial sont une priorité pour les banques européennes.
« L'Europe a besoin d'une union bancaire pleinement opérationnelle, soutenue par un cadre institutionnel rationalisé et agile », a déclaré Adam Farkas, PDG de l'AFME, pour qui des règles bancaires modernes, simplifiées et harmonisées à l'échelle mondiale sont « essentielles » pour que les banques puissent innover, financer la croissance et être compétitives tant au sein de l'UE qu'au niveau international.
Dans sa réponse, le lobby financier européen souligne l’urgence d’achever l’union bancaire afin que les capitaux et les liquidités puissent circuler librement au sein des groupes bancaires de l’UE, ainsi que de faciliter la consolidation bancaire et d’éliminer les barrières non prudentielles qui continuent de freiner la taille, l’efficacité et la compétitivité des entités.
De même, il soutient que l'égalité des conditions de concurrence au niveau mondial et l'alignement sur Bâle « sont une priorité », car les banques européennes « doivent pouvoir rivaliser sur un pied d'égalité » avec leurs homologues internationales, en évitant d'imposer des règles trop strictes qui ne s'appliquent qu'au sein de l'UE.
En ce sens, il considère le cadre de gouvernance interne actuel comme « extrêmement complexe », soulignant que certains de ses éléments « vont au-delà de ce qui est nécessaire » pour une gestion efficace des risques et ont un impact qui limite considérablement la compétitivité.
« Il ne s'agit pas de déréglementation, mais de dynamiser le marché bancaire unique et de simplifier le cadre réglementaire », a ajouté Farkas, pour qui le rapport de la Commission européenne sur la compétitivité « doit conduire à une véritable réforme », afin que le secteur bancaire européen puisse jouer pleinement son rôle de soutien à la compétitivité, à la résilience et à la prospérité à long terme.