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SÉVILLE, 21 janvier (EUROPA PRESS) –
Le coordinateur général d'IU Andalucía et porte-parole pour l'Agriculture du Groupe Parlementaire Plurinational Sumar au Congrès, Toni Valero, a célébré que le Parlement européen ait demandé un avis à la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) sur l'accord UE-Mercosur, tout en critiquant que le PP, le PSOE et l'extrême droite « hypothèquent l'avenir des campagnes et sacrifient la souveraineté alimentaire européenne ».
Valero a souligné dans un audio envoyé aux médias que, sur proposition du Groupe de Gauche, le Parlement européen a réussi à « paralyser temporairement la ratification » du Mercosur, compte tenu des doutes soulevés par ce groupe sur sa compatibilité avec le droit communautaire. La mesure a été approuvée avec une faible majorité de dix voix seulement.
Comme expliqué, ils se sont adressés à la CJUE pour trois raisons, la première étant que « ce mécanisme peut limiter la capacité de l'Union européenne à établir ses propres règles et met en danger les lois qui protègent le climat, l'environnement et notre alimentation ».
Deuxièmement, l'accord a été fragmenté « à dessein, pour éviter que les parlements nationaux doivent donner leur approbation », a déclaré le coordinateur général d'IU. Et troisièmement, il a souligné que « le principe de précaution, règle fondamentale visant à protéger la santé des personnes et l'intérêt public, est ignoré ».
L'ACCORD « QUITTE LE CAMP EUROPÉEN AU BORD DE L'EAU »
Dans ce contexte, Valero a critiqué le fait que « le PP et le PSOE ont voté contre le recours à la Haute Cour », puisqu'il a souligné que « le soutien au Mercosur de la part de ces partis et de l'extrême droite dirigée par la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, laisse le champ européen dans le caniveau ».
Dans le même ordre d'idées, il a averti que « le Mercosur favorise les multinationales agroalimentaires et les grandes industries d'Europe centrale, tout en mettant en danger l'agriculture et l'élevage sociaux et professionnels, en augmentant l'empreinte carbone et en ne protégeant pas les citoyens en termes de sécurité alimentaire ». Il a par ailleurs souligné que « les clauses de sauvegarde sont une arnaque car elles n'empêchent pas la concurrence déloyale ».
À cet égard, Valero a critiqué le fait qu'en soutenant cet accord, le PP, le PSOE et l'extrême droite « hypothèquent l'avenir des campagnes, au moment même où l'Union européenne coupe la Politique Agraire Commune (PAC) et donne la priorité au réarmement ». « L'Europe sacrifie sa souveraineté alimentaire », a-t-il ajouté, prévenant que « ce serait un véritable scandale si la Commission européenne, à majorité conservatrice, appliquait provisoirement le Mercosur sans que la CJUE ne se soit prononcée au préalable ».