PALMA, 11 novembre (EUROPA PRESS) –
L'eurodéputée PSOE Alícia Homs a déclaré que l'arrêt de la Cour de justice de l'UE (CJUE) sur la directive sur le salaire minimum est une « victoire pour une Europe sociale ».
Le membre de la commission de l'emploi et des affaires sociales a déclaré que non seulement le cœur de la directive reste « intact », mais qu'elle « réaffirme que les salaires minimum dans l'UE doivent être fixés à des niveaux adéquats garantissant des conditions de vie décentes ».
Dans un communiqué de presse, la délégation du PSOE au Parlement européen a évalué mardi l'arrêt de la CJUE qui confirme la « validité essentielle » de la directive sur un salaire minimum adéquat dans l'UE, approuvée en 2022.
« L'arrêt de la Cour consolide l'engagement du syndicat en faveur d'une Europe sociale garantissant un salaire décent à tous les travailleurs, en renforçant la négociation collective et en luttant contre la pauvreté au travail », ont-ils souligné.
L'arrêt maintient intacts les éléments fondamentaux de la directive, en particulier l'obligation des États membres de promouvoir et de renforcer la négociation collective, le lien entre salaire minimum et niveau de vie décent – article 5.1 – et le « seuil de décence » – article 5.4 -, qui établit des références à 50 % du salaire moyen et à 60 % du salaire médian comme paramètres clés pour évaluer l'adéquation des salaires.
« Ces paramètres sont des outils contraignants pour guider la fixation d'un salaire minimum équitable et garantir que le salaire minimum protège les travailleurs de la pauvreté au travail », ont-ils indiqué.
Cependant, la Cour a invalidé l'article 5(2), qui énonçait des critères techniques détaillés pour mesurer l'adéquation du salaire minimum.
Cela signifie que l'UE ne pourra pas contraindre les États membres à appliquer ces critères spécifiques – comme le coût de la vie ou le niveau général des salaires -, bien qu'ils soient inclus dans la Convention 131 de l'Organisation internationale du travail et serviront de référence pour les pays qui l'ont ratifiée, comme c'est le cas de l'Espagne.
Les socialistes ont néanmoins défendu que le « cœur » de la directive « reste ferme », confirmant que l'Europe « peut et doit agir pour des salaires justes et décents ».
Pour sa part, Idoia Mendia, également membre de la Commission pour l'Emploi, a déclaré qu' »il n'y a plus d'excuses » pour l'application et la transposition complète de la directive sur le salaire minimum dans tous les États membres, tout en soulignant que « l'Espagne a démontré que l'amélioration des salaires est compatible avec la croissance et l'emploi ».
Les socialistes estiment que cette décision renforce « les piliers du modèle social européen », tels que la dignité du travail, la négociation collective et la convergence vers des normes de travail « plus justes ».