Borrell exprime son inquiétude face aux irrégularités survenues lors des élections présidentielles au Zimbabwe

MADRID, le 29 août (EUROPA PRESS) –

Le haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne, Josep Borrell, a exprimé mardi son inquiétude face aux informations faisant état d’irrégularités lors des élections au Zimbabwe qui ont donné la victoire à l’actuel président, Emmerson Mnangagwa.

« L’UE déplore la campagne étendue et soutenue de désinformation et de diffamation contre la mission d’observation électorale de l’UE et d’autres organisations internationales ; le manque d’accès aux organes électoraux clés, ainsi que les détentions injustifiées d’observateurs citoyens », a-t-elle indiqué dans un communiqué. .

La mission d’observation de l’UE a assuré dans un rapport préliminaire du 25 août que « la restriction des droits et le manque d’égalité des conditions » conduisent à un environnement dans lequel les électeurs ne peuvent pas prendre « une décision libre et éclairée ».

Borrell a également fait référence au rapport de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui concluait que les élections n’avaient pas répondu « aux exigences énoncées par la Constitution du Zimbabwe, par la loi électorale ni aux principes de l’organisation régionale africaine ».

Dans ce sens, il a réitéré « son ferme soutien » aux organisations d’observation électorale car elles sont essentielles pour « la défense des droits de l’homme et un instrument pour ajouter de la transparence, de la responsabilité et de l’intégrité à tout processus électoral ».

Le Haut Représentant a également demandé à la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) de faire preuve d’une « transparence maximale » et de publier les résultats des bureaux de vote ventilés par bureau de vote afin de « résoudre toutes les plaintes et griefs post-électoraux ».

« Les différends en cours et toute autre préoccupation concernant ce processus électoral doivent être résolus de manière pacifique par le biais des mécanismes juridiques existants », a-t-il conclu.

Le président Emmerson Mnangagwa, arrivé au pouvoir après le coup d’État sans effusion de sang de 2017 contre l’ancien président Robert Mugabe, qui dirigeait le pays depuis 1980, a été réélu pour un nouveau mandat avec 52 % des voix. Nelson Chamisa, qui est arrivé deuxième avec 44 pour cent des voix.