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MADRID, le 17 mai. (EUROPA PRESS) –
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a assuré que l'intention de l'Espagne est de continuer à participer à une relation transatlantique avec les États-Unis qui, assure-t-il, reste intacte malgré les critiques de Donald Trump concernant le manque de coopération, bien qu'il ait défendu que l'Espagne ne négligera jamais le droit international reflété dans la Charte des Nations Unies pour faire face aux crises contemporaines.
« Nous ne voulons pas de conflits avec les États-Unis. Nous ne les recherchons pas. Nous n'avons pas changé. Nous maintenons notre attachement à la relation transatlantique, mais aussi à la Charte des Nations Unies, au multilatéralisme, aux valeurs européennes et au respect du droit international », a proclamé Albares dans une interview diffusée tard ce samedi sur la chaîne Al Jazeera.
Albares y fait référence aux menaces proférées depuis des mois par le président des États-Unis, qui a cité l'Espagne parmi ses plaintes auprès des alliés de l'OTAN pour son manque de contribution ou pour le refus du gouvernement espagnol de permettre aux avions américains impliqués dans les attaques contre l'Iran de traverser l'espace aérien.
En ce sens, et comme l'a déjà fait le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, Albares a minimisé son importance et a assuré que, en ce qui concerne l'Espagne, « rien » officiel n'a été reçu sur cette question avant de revendiquer le pays comme « un allié fondamental et indispensable pour l'organisation transatlantique ». « Nous sommes un élément clé de l'OTAN », a-t-il déclaré.
La défense irréfutable du droit international s’étend, pour Albares, aux crises actuelles, comme celles du Moyen-Orient ou de l’Ukraine. Le ministre a justifié une fois de plus la position de l'Espagne en faveur de la cause palestinienne après avoir dénoncé les images « effroyables » en provenance de Gaza ; « une honte pour la conscience de l'humanité », tout comme celles des « civils ukrainiens ».
« Pour ces raisons, nous avons décidé d'agir de cette manière. Nous reconnaissons le droit d'Israël à avoir son propre Etat, bien sûr, dans la paix et la sécurité. Mais les Palestiniens ont aussi le même droit », a-t-il ajouté. « Nous ne pouvons pas accepter qu'Israël ait des relations avec son voisin du Moyen-Orient uniquement par la guerre et la violence. Il doit y avoir une coexistence pacifique », a ajouté le ministre.
Albares a enfin évoqué la réponse espagnole au mandat de perquisition et d'arrêt émis par la Cour pénale internationale contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Interrogé par le réseau panarabe si l'Espagne respecterait son obligation, en tant qu'État signataire et partie au Statut de Rome, d'arrêter le chef du gouvernement israélien s'il traversait son espace aérien, le ministre espagnol a tranché la question : « L'Espagne respectera toujours pleinement le droit international et la justice internationale ».