– Europa Press/Contact/Mikhail Terechchenko
MADRID, 28 août (EUROPA PRESS) –
Ce vendredi, le gouvernement ukrainien a exprimé sa gratitude à l'Espagne, à la Suède, à la Pologne et aux Pays-Bas pour leur appel commun à rouvrir le débat sur la possibilité de mobiliser les quelque 210 milliards d'euros d'actifs russes bloqués dans les pays de l'Union européenne et, surtout, chez Euroclear, le dépositaire central de titres basé à Bruxelles.
Les signataires soutiennent que l'utilisation de ces actifs servirait non seulement à maintenir le soutien financier à l'Ukraine, mais constituerait également « un outil puissant » pour accroître la pression sur Moscou. Ils admettent cependant qu'il s'agit d'une « question complexe » et demandent de trouver des solutions qui tiennent compte « des intérêts légitimes » de toutes les parties, faisant allusion aux réticences manifestées jusqu'à présent par des pays comme la Belgique, siège d'Euroclear, où environ 185 milliards d'euros de la Banque centrale russe sont paralysés.
Pour le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andri Sibiga, l'utilisation des actifs russes est « juste et logique », car le prix de la défense de l'Ukraine et de l'Europe ne peut pas être supporté par les seuls « contribuables européens ».
Compte tenu de la complexité de la situation, Sibiga a recommandé que l'UE accepte la demande de ces quatre pays d'entreprendre « une discussion professionnelle et un examen détaillé » à partir desquels « les experts pourront développer des solutions viables dans le respect des normes européennes, du droit international et du principe de l'État de droit ».
L'objectif ultime est que les « risques » puissent être « atténués collectivement et partagés équitablement sans imposer un fardeau injuste aux États membres individuels ».