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MADRID, 28 août (EUROPA PRESS) –
L'économie française, la deuxième de l'Union européenne (UE), n'a pas enregistré de croissance d'activité au deuxième trimestre de l'année par rapport aux trois mois précédents, lorsque le produit intérieur brut (PIB) s'était contracté de 0,2%, selon les données révisées publiées ce vendredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Initialement, l'institut français de la statistique avait estimé la croissance du PIB de la France à 0,2% au deuxième trimestre, alors qu'il avait estimé une contraction d'un dixième seulement au cours des trois premiers mois de 2026.
Entre avril et juin, la consommation des ménages français a augmenté de 0,3%, après une baisse de trois dixièmes le trimestre précédent, tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) a diminué de 0,3% après une baisse de 0,8% au premier trimestre 2026. De leur côté, les dépenses de consommation publique ont augmenté de 0,4%, soit un dixième de plus.
De même, les exportations ont fortement rebondi sur le trimestre (+2,9%), notamment dans le secteur aéronautique, tandis que les importations ont augmenté de 1,1%. Ainsi, la contribution du commerce extérieur à la croissance du PIB a été positive au deuxième trimestre 2026.
D'autre part, l'Insee a souligné que le pouvoir d'achat du revenu disponible des ménages français a « drastiquement diminué » au deuxième trimestre, avec une baisse de 0,5%, par rapport à la baisse d'un dixième au cours des trois mois précédents, ajoutant que, mesuré par unité de consommation pour refléter le pouvoir d'achat individuel, il a diminué de 0,6%, après la baisse de 0,2% au cours des trois mois précédents.
Par ailleurs, le taux d'épargne des ménages a sensiblement baissé entre avril et juin, sous l'effet conjugué de l'accélération de la consommation et de la baisse du pouvoir d'achat, retombant à 17,2%, contre 17,9% au premier trimestre 2026.