– Alicia Windzio/dpa – Archives
BRUXELLES, 22 juillet (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a refusé mercredi d'enregistrer une initiative citoyenne qui appelle à suspendre les mesures ouvrant des routes migratoires légales « non occidentales », concluant qu'elle va à l'encontre des valeurs consacrées par les traités et la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
« L'initiative doit contenir une proposition authentique et ne pas être utilisée comme véhicule de messages offensants ou caricaturaux », a indiqué l'Exécutif communautaire dans un communiqué pour informer que l'Exécutif d'Ursula von der Leyen a conclu que la pétition « ne remplit pas les conditions formelles » pour sa recevabilité légale.
Sous le slogan « Une loi pour sauver l'Europe », les promoteurs de la pétition, dont l'enregistrement a été rejeté par Bruxelles, ont exigé un moratoire sur les mesures qui autorisent de nouvelles voies de migration légale vers l'UE, comme les visas d'études ou la possibilité de regroupement familial pour les personnes « non occidentales et non européennes » ; fondé sur « la continuité ethnique et culturelle des peuples autochtones d’Europe ».
Lors de son examen préliminaire, pour examiner son éligibilité sans aborder le fond, la Commission a estimé que les critères sur lesquels se fonderait un tel moratoire « constitueraient une discrimination fondée sur la race et l'origine ethnique », étant donné qu'ils seraient fondés sur l'origine des personnes concernées, « sans tenir compte de l'exigence d'une évaluation individualisée, au cas par cas, conformément au cadre juridique applicable ».
« Par conséquent, cette initiative est manifestement contraire aux valeurs de l'Union, telles qu'énoncées à l'article 2 du Traité sur l'Union européenne (TUE), à l'article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et à la jurisprudence consolidée », concluent le communiqué des services communautaires.