– Eduardo Parra – Europa Press
MADRID, 16 septembre (EUROPA PRESS) –
Le ministère des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération a chargé les consulats de procéder à la certification des cas de ceux qui ont obtenu la nationalité espagnole en vertu de la dite « loi sur les petits-fils » en démontrant qu'ils sont des descendants d'exilés et qui, comme l'a précisé la Cour suprême, conservent le droit de vote malgré les mesures de précaution émises.
De même, ils ont assuré qu'ils respectaient « les instructions qui, dans le cadre de leurs attributions, sont émises respectivement par le Ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes et le Bureau du Recensement Électoral », dépendant de la Commission Electorale Centrale.
Ce faisant, les Affaires étrangères montrent que, tout comme les consulats se sont conformés à l'instruction formulée par la directrice générale de la Sécurité juridique et de la foi publique de l'époque, Sofía Puente, en décembre 2022 après l'entrée en vigueur de la Loi sur la Mémoire Démocratique et qui a abaissé les conditions pour pouvoir obtenir la nationalité, en élargissant également la possibilité à ceux qui n'étaient pas des descendants d'exilés, ils feront désormais de même avec ce qui a été convenu par la JEC.
Le corps électoral a assumé ce lundi l'ordonnance rendue par la Cour suprême sur le droit de vote des personnes naturalisées en vertu de la soi-disant « loi sur les petits-enfants » (une disposition de la loi sur la mémoire démocratique de 2022). Concrètement, la Haute Cour a suspendu leur droit de vote jusqu'à ce qu'elle rende une décision, à moins qu'ils n'aient prouvé de manière fiable qu'ils étaient des descendants d'exilés de la guerre civile et de l'après-guerre.
LE JEC A DEMANDÉ UNE GESTION EXTERNE
En ce sens, le JEC a exhorté la Direction générale des Espagnols à l'étranger et des Affaires consulaires du ministère des Affaires étrangères à ordonner que les responsables des registres consulaires délivrent les certificats d'accréditation correspondants à ceux qui ont obtenu la nationalité et ont présenté les documents prouvant qu'ils étaient des descendants d'exilés conformément à la loi.
La nécessité de délivrer ces certificats maintenant pour que les nouveaux Espagnols puissent voter aux prochaines élections en Espagne augmentera la charge que supportaient déjà les consulats, en particulier ceux des pays ibéro-américains, où des centaines de milliers de demandes de nationalité sont toujours en attente de résolution en vertu de la loi sur la mémoire démocratique.
Aux Affaires étrangères, on n'a pas voulu préciser si le personnel serait augmenté pour pouvoir accélérer dès maintenant les procédures pour les nouveaux certificats. Cependant, il convient de rappeler que la suspension des inscriptions au CERA et la nécessité de certifier que l'on est un descendant d'un exilé sont temporaires et attendent la décision finale de la Cour suprême.
En ce sens, étant donné que l'année prochaine auront lieu des élections générales et régionales, le gouvernement a exigé que la Cour suprême résolve cette question dans les plus brefs délais, soulignant également que les mesures de précaution sont discriminatoires à l'égard de certains Espagnols, qui sont privés du droit constitutionnel de vote.
Comme Albares l'a révélé fin avril lors d'une visite au Mexique, jusqu'au 31 mars 2026, quelque 2,4 millions de personnes avaient exprimé leur intérêt pour demander la nationalité espagnole, parmi lesquelles 1,2 million de dossiers avaient déjà été reçus. Parmi eux, a-t-il précisé, 545.000 avaient déjà été approuvés, dont 306.500 étaient inscrits au registre civil consulaire.