– Eduardo Parra – Europa Press – Archives
BRUXELLES, 22 juillet (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a célébré mercredi l'adoption en France de la loi qui interdira, à partir de septembre, aux mineurs de moins de 15 ans de créer leur propre compte sur les réseaux sociaux, tout en insistant sur l'importance d'une approche harmonisée au sein de l'UE et sur le fait que les règles nationales s'inscrivent dans les limites de la loi européenne sur les services numériques (DSA).
« Nous célébrons les mesures prises par les autorités françaises avec la loi qui restreint l'accès aux plateformes et aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La Commission continue de travailler avec les États membres pour une approche commune et harmonisée au niveau européen », a résumé le porte-parole communautaire de la Souveraineté technologique, Thomas Regnier, dans un communiqué distribué aux médias.
L'Exécutif communautaire défend la nécessité de renforcer la protection des mineurs contre les risques posés par Internet, mais, depuis que des pays comme la France ou l'Espagne ont annoncé des initiatives législatives pour opposer leur veto à leur accès et renforcer la responsabilité des plateformes, les services communautaires ont également souligné que les réglementations nationales ne peuvent aller au-delà des obligations déjà prévues par le DSA.
En effet, comme l'a rappelé le porte-parole, la Commission européenne a émis un avis sur le projet de loi français avant son adoption pour « contribuer à garantir que toute mesure nationale soit efficace et conforme au droit européen ».
Quoi qu'il en soit, a ajouté Régnier, l'Exécutif communautaire « fait déjà beaucoup pour protéger les mineurs en ligne », notamment avec des lignes directrices sur l'application du DSA qui rappellent que la législation nationale « peut fixer un âge minimum pour l'accès à certains services en ligne, y compris certaines catégories de services de réseaux sociaux ».
La Commission Ursula von der Leyen analyse également les recommandations présentées la semaine dernière par le groupe ad hoc d'experts qui a évalué les risques des plateformes pour les adolescents et a préconisé d'en restreindre l'accès à au moins 13 ans. Bruxelles étudie toujours le rapport en vue de présenter sa propre proposition « après l'été », a rappelé le porte-parole.