Les dirigeants égyptiens, libanais et syriens invités au sommet européen à Chypre pour résoudre la crise en Iran


Dossier – La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, photographiée avant une réunion informelle des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne, tenue au château d'Alden Biesen à Bilzen, en Belgique, le 12 février 2

– BENOIT DOPPAGNE / Belga Press / ContactoPhoto

BRUXELLES, 17 avril (EUROPA PRESS) –

Les dirigeants de l'Union européenne espèrent aborder avec les dirigeants du Liban, de l'Égypte, de la Syrie et de la Jordanie la crise ouverte au Moyen-Orient suite à l'offensive lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, en marge d'un sommet européen prévu jeudi à Chypre, dans une discussion à laquelle ils ont également invité le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

C'est ce qu'a annoncé la secrétaire d'État chypriote aux Affaires européennes, Marilena Raouna, lors d'une conférence de presse visant à faire le point sur la moitié de la présidence chypriote de ce semestre et pour laquelle la réunion des dirigeants sera organisée sur l'île jeudi et vendredi prochains, avec à l'ordre du jour la crise au Moyen-Orient et son impact sur l'Europe, y compris la nécessité de mesures concrètes pour faire face à la crise des prix et de l'énergie provoquée par la fermeture du détroit d'Ormuz.

Par ailleurs, les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne examineront d'autres défis de sécurité et de défense face à l'instabilité géopolitique et, dans ce cadre, ils exploreront l'évolution de l'article 42 du Traité de l'Union européenne, qui prévoit une clause de défense mutuelle pour venir en aide à un ou plusieurs États membres en cas de risque.

Une autre des questions clés de la réunion de Chypre sera la continuité du soutien européen à l'Ukraine face à la guerre d'invasion russe, pour laquelle ils espèrent se connecter par voie électronique avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d'une séance précédant le dîner du premier jour du sommet informel.

Dans ce contexte, le grand absent du sommet sera le Premier ministre sortant de Hongrie, Viktor Orbán, qui a décidé de ne pas assister à ce qui allait être sa dernière réunion européenne au niveau des dirigeants, après sa défaite sans équivoque aux élections de dimanche dernier et en pleine tension avec le reste des partenaires en raison des fuites avec lesquelles son gouvernement a fourni des documents confidentiels de l'Union au Kremlin, pour coordonner avec le régime de Vladimir Poutine les positions de Budapest dans les Vingt-Sept débats.