Vox amène le Congrès à dissoudre le mouvement Antifa et à l'inscrire sur la liste terroriste de l'UE

Manifestation antifasciste convoquée par le Coordinateur antifasciste de Madrid, le 22 novembre, à Madrid (Espagne).


Manifestation antifasciste convoquée par le Coordinateur antifasciste de Madrid, le 22 novembre, à Madrid (Espagne).

– Diego Radamés – Europa Press

MADRID, 14 décembre (EUROPA PRESS) –

Vox a déposé au Congrès une proposition de non-loi (PNL) dans laquelle elle propose la dissolution des organisations liées au mouvement d'extrême gauche 'Antifa', leur inclusion dans la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et, accessoirement, la désapprobation du ministre de l'Intérieur pour sa gestion en matière de politique de sécurité.

Concrètement, l'initiative, recueillie par Europa Press, « condamne fermement la violence exercée » par le mouvement Antifa, qui, selon le texte, « porte atteinte à l'État de droit, à l'ordre démocratique et à la sécurité du peuple espagnol ». De même, il exhorte le gouvernement à cesser son « comportement permanent de blanchiment » des violences perpétrées par des associations liées audit mouvement en Espagne.

Le PNL, qui sera débattu en février avec la nouvelle session du Congrès, exhorte également l'Exécutif à demander au Ministère Public d'exercer les actions judiciaires nécessaires pour la dissolution des organisations liées à ces organisations antifascistes « pour leur promotion, promotion et incitation à la haine et à la violence contre des personnes, des groupes et des associations, notamment en raison de leur idéologie ».

De même, Vox exhorte le gouvernement à promouvoir, au sein des institutions de l'Union européenne, l'inscription de ce mouvement d'extrême gauche et de ses associations associées sur la liste européenne des organisations terroristes.

Enfin, l'initiative appelle à la désapprobation du ministre de l'Intérieur, Fernando Grande Marlaska, « pour sa gestion désastreuse de la politique de sécurité et son attitude irresponsable en ne défendant pas les membres des forces et organismes de sécurité de l'État » face aux attaques subies par les organisations susmentionnées.

« ESCALADE DE LA VIOLENCE »

Dans l'exposé des motifs, Vox affirme que l'Espagne est victime d'une « escalade de la violence politique parrainée par des groupes d'extrême gauche » qui, selon elle, dans l'idée de lutter contre le « fascisme », utilisent la violence contre leurs rivaux politiques.

L'initiative recense divers incidents survenus dans différentes régions du pays lors des événements Vox de Vallecas, Bilbao, Catalogne, Castellón, Vitoria et Séville, ainsi que l'agression contre un journaliste à Pampelune le 30 octobre. Sans oublier les incidents survenus à Madrid le 14 septembre lors de la dernière étape de la Vuelta Ciclista a España, avec un bilan de 22 policiers nationaux blessés.

Vox ajoute que la situation prend des « connotations inquiétantes » lorsque, comme il l'affirme, c'est le gouvernement lui-même qui participe à un processus de « blanchiment », citant comme exemple la grâce de deux personnes condamnées par la Cour suprême pour avoir manifesté contre un rassemblement de Vox et attaqué la police en janvier 2019.

Le parti d'Abascal fait également allusion aux initiatives parlementaires enregistrées dans les institutions des États-Unis, des Pays-Bas, d'Allemagne et du Parlement européen pour déclarer « Antifa » une organisation terroriste et à un décret du gouvernement hongrois du même mois dans lequel il a été inclus dans sa liste nationale des organisations terroristes.

Le texte rappelle que la Constitution interdit les associations secrètes et celles à caractère paramilitaire et que le Code pénal incrimine les délits de terrorisme, d'organisation ou groupe criminel et d'associations illicites.