– Kike Rincón – Europa Press – Archives
PALMA, 25 mars (EUROPA PRESS) –
L'eurodéputée PP Rosa Estarás a averti que les bracelets anti-abus « ont subi de graves échecs » en 2024 après le changement dans l'attribution du service, qui a mis en danger la protection de nombreuses victimes, et a demandé à l'UE de demander des comptes à l'Espagne.
Comme l'indique le PP dans un communiqué, la Commission européenne analyse l'utilisation de fonds européens destinés aux bracelets anti-abus utilisés par le gouvernement espagnol et qui présentent de graves défauts.
De même, la commission des pétitions du Parlement européen contactera l'Espagne pour obtenir plus de détails sur sa gestion, alors que les membres de ladite instance ont décidé hier, mardi, de maintenir la pétition ouverte.
Selon Estarás, les tribunaux ont reçu de nombreuses notifications concernant des appareils défectueux et le ministère public lui-même a reconnu dans son rapport que cette situation a conduit à des licenciements provisoires et à des acquittements des agresseurs.
Aussi, l’Observatoire contre les violences domestiques et de genre du Conseil général du pouvoir judiciaire avait déjà alerté en janvier 2024 sur le risque de ces systèmes.
Le député européen a souligné que ces décisions rendent impossible la démonstration du non-respect des ordonnances d'interdiction, ce qui a conduit à des résolutions d'acquittement, et a averti qu' »on ne sait pas combien d'agresseurs ont pu profiter de ces décisions ».
Il s'agit selon lui d' »une question très grave » qui « contredit extrêmement » plusieurs directives européennes, notamment celles relatives à la protection efficace des victimes et à la décision de protection européenne.
Estarás a critiqué le fait qu'un instrument « qui devrait être au centre des politiques publiques » a fini par « briser la protection et la sécurité » des victimes, c'est pourquoi il a exigé de maintenir la pétition ouverte et d'écouter les pétitionnaires.
De même, il a demandé à la Commission européenne d'analyser les résultats du système et de demander des explications aux autorités espagnoles. « Quand on paie avec des fonds européens, il faut qu'il y ait des résultats, et ici les résultats ont été une catastrophe », a-t-il déclaré.
En ce sens, il a rappelé que ces dispositifs ont été financés en partie avec les fonds du Mécanisme de Relance et de Résilience, dans le cadre du Plan de Relance, de Transformation et de Résilience de l'Espagne, spécifiquement au jalon 472.
Il invite donc Bruxelles à évaluer si les objectifs ont été atteints avant d'autoriser de nouveaux paiements, étant donné que cet instrument est conditionné à l'atteinte des résultats.
Enfin, il a prévenu que la nouvelle récompense annoncée par le gouvernement espagnol, traitée en urgence et basée sur de nouveaux dispositifs de cheville, souffre déjà de plaintes concernant d'éventuelles défaillances, notamment dans les zones rurales ou de montagne en raison du manque de couverture mobile.
Pour sa part, l'eurodéputée Elena Nevado a estimé que « l'Union européenne doit agir » et a exprimé sa satisfaction que la Commission aborde sérieusement cette question, comme annoncé.
Nevado a souligné que le débat au sein de cette commission « n'est pas une lutte partisane », mais plutôt qu'il s'agit « d'essayer de découvrir l'utilisation abusive des fonds européens qui ont été gaspillés ».
En ce sens, il a décrit la situation comme « l'un des plus grands échecs du gouvernement féministe d'Espagne dans toute son histoire » et a précisé que « ce dont nous parlons est de son fonctionnement, pas de son existence ».