– Glòria Sánchez – Europa Press – Archive
BARCELONE, 22 juillet. (EUROPA PRESS) –
L'ancien président de la Generalitat et leader de Junts, Carles Puigdemont, a regretté ce mercredi que la Cour des Comptes ait émis une ordonnance dans laquelle il « désobéit consciemment » à l'arrêt de la Cour de Justice de l'Union européenne sur la loi d'amnistie après avoir consulté les partis sur leurs allégations de détournement de fonds pour le référendum du 1er octobre 2017 et l'action extérieure du « procés ».
Puigdemont se demande si l'organisation espagnole accèdera à la demande du plaignant, comme il affirme que les porte-parole de la société civile catalane l'ont annoncé dans une émission télévisée avant la résolution de la Cour des Comptes.
« Comment le saviez-vous ? Le conseiller de la Cour des comptes a-t-il fait comme le procureur général condamné et a-t-il divulgué des informations à un parti pour qu'il puisse l'expliquer à la presse ? Ou est-ce le parti plaignant qui a fait un trafic d'influence pour faire à la Cour des comptes ce qu'il veut ? »
ILS DÉNONCENT L'EUROPE
Il a rappelé que ce mardi, lui et les anciens ministres Toni Comín et Lluís Puig ont présenté une lettre au secrétaire général de la Commission européenne dans laquelle ils dénoncent le Royaume d'Espagne pour le non-respect de la loi d'amnistie après que la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) ait statué la semaine dernière.
« Il semble qu'au milieu de l'orgie nationaliste provoquée par le football, la Cour des comptes ait repris courage et lui ait demandé de retenir son souffle pour montrer qu'elle a osé défier la plus haute justice européenne », a-t-il déclaré.
L'EUROPE « REPUGNE » L'ESPANISHISME
Le leader de Junts regrette également « une manipulation honteuse » dans l'explication de l'organisation espagnole sur ce qu'elle explique, selon elle, comme la décision d'amnistie de la CJUE.
Il a déclaré que l'espagnolisme « repousse » l'idée de l'Europe et ne la défend que dans trois circonstances : quand il peut l'exploiter, quand il peut extraire de l'argent (il assure que l'Espagne est la seule grande économie européenne qui collecte encore de l'Europe), et quand les décisions judiciaires vont en sa faveur.