-UGT
MADRID, 25 mai. (EUROPA PRESS) –
La secrétaire des Politiques européennes de l'UGT, Mari Carmen Barrera, a rencontré des représentants des ministères de l'Économie et des Finances et de la Sécurité sociale de l'Irlande, le pays qui assumera la prochaine présidence du Conseil de l'Union européenne, pour discuter de l'avis du Comité économique et social européen (CESE) sur les pensions complémentaires.
Au cours de la réunion, ils ont analysé les actions possibles que la future présidence irlandaise pourrait promouvoir pour présenter les conclusions de l'avis au Conseil de l'UE, en plus de sa mise en œuvre, pour « garantir et renforcer l'adéquation et la suffisance des retraites » dans toute l'Union européenne.
En outre, la réunion a permis d'aborder les principaux défis auxquels l'UE est confrontée en termes de protection sociale et de viabilité des retraites, comme l'a indiqué le syndicat dans un communiqué de presse.
Lors de la réunion, Barrera a défendu que toute réforme « doit garantir une retraite digne et sûre avec un revenu adéquat pour tous les citoyens européens ». En ce sens, il a souligné la nécessité de renforcer les systèmes publics de retraite et le marché du travail, accompagné de mesures améliorant le fonctionnement des systèmes complémentaires.
De même, il a souligné que les retraites complémentaires « ne peuvent pas être utilisées pour affaiblir les systèmes publics », qui restent le principal pilier de la cohésion sociale et de la stabilité économique dans l'UE.
Il a également insisté sur la nécessité de respecter les compétences nationales et les modèles de retraite de chaque État membre, en évitant les charges administratives et les coûts excessifs pour les systèmes de sécurité sociale.
RENFORCER LE DIALOGUE SOCIAL
L'une des principales questions discutées a été le renforcement du dialogue social et de la négociation collective en tant qu' »éléments essentiels pour garantir la légitimité et l'efficacité des réformes ». Dans ce contexte, Barrera a souligné que toute initiative liée à l'adhésion automatique aux systèmes complémentaires doit naître d'un accord entre les partenaires sociaux.
En ce qui concerne les produits de retraite individuels paneuropéens (PEPP), il a défendu qu'ils devraient être maintenus en tant que produits individuels et non acquis collectivement sur le lieu de travail.
Il a en outre averti que les directives ou règlements européens, « à eux seuls, ne garantissent pas des systèmes complémentaires solides et efficaces », c'est pourquoi il a défendu des mécanismes européens de coordination et de contrôle avec la participation des partenaires sociaux.
Il a enfin alerté sur la dimension genre de ces réformes, rappelant que l'écart des retraites complémentaires peut atteindre 40%.