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BRUXELLES, 23 avril (EUROPA PRESS) –
Le Conseil et le Parlement européen sont parvenus à un accord provisoire pour mettre à jour les règles de coordination des systèmes de sécurité sociale dans l'UE, qui incluent des modifications du paiement du chômage dans les situations transfrontalières afin que ce soit le pays dans lequel vous travaillez qui assume la prestation dans certains cas.
L'accord, qui intervient après des années de négociations, révise les règles actuelles afin de clarifier quel État membre est responsable du paiement des prestations telles que le chômage, les allocations familiales ou les soins de longue durée lorsqu'une personne vit ou travaille dans plus d'un pays de l'Union.
Entre autres choses, la réforme établit des critères plus spécifiques pour les cas de chômage et établit qu'après une période minimale de cotisation de 22 semaines, le pays dans lequel la personne a travaillé sera compétent pour verser l'allocation. En outre, il étend de trois à six mois la période pendant laquelle un travailleur peut continuer à percevoir des allocations de chômage de son pays lorsqu'il se rend dans un autre État membre pour chercher du travail.
Ces nouvelles dispositions visent à éviter que le coût ne pèse sur les pays où le travailleur n'a pas cotisé au système, tout en assurant une répartition plus équilibrée des charges entre les administrations.
Le texte intègre également un cadre commun pour coordonner les prestations de dépendance entre États et précise comment le soutien familial doit être réparti lorsque les membres d'une cellule familiale résident ou exercent leurs activités dans des pays différents.
Elle indique également plus clairement quand les gouvernements peuvent limiter l'accès à certaines prestations sociales pour les citoyens de l'UE qui ne travaillent pas, et renforce les règles applicables aux travailleurs détachés dans le but d'améliorer le contrôle et de prévenir les pratiques abusives, telles que le recours à des sociétés écrans.
L'accord introduit également des modifications dans l'obligation d'informer les autorités lorsqu'une entreprise envoie un travailleur dans un autre pays. De manière générale, ce préavis continuera à être obligatoire, mais il ne sera pas exigé pour les déplacements professionnels très courts – jusqu'à trois jours sur une période de 30 jours – tandis que des contrôles plus stricts seront appliqués dans des secteurs comme la construction.
Il envisage également des mesures pour agir en cas de non-respect par les entreprises et révise certains des critères utilisés pour déterminer l'activité dans différents pays, afin de simplifier leur application.
Enfin, le pacte, qui doit maintenant être formellement approuvé par le Conseil et le Parlement avant son adoption définitive, inclut des améliorations dans la coopération entre les autorités nationales, renforce l'échange d'informations et s'engage en faveur d'une plus grande numérisation des procédures, dans le but de rationaliser les procédures tant pour les travailleurs que pour les entreprises.