L'UE, l'UA et l'ONU réaffirment leur engagement à protéger les enfants face aux conflits et au recrutement militaire


Dossier – Un garçon avec sa mère devant le mémorial pour les soldats morts à Kiev.

– Europa Press/Contact/Miguel Candela – Archives

MADRID, 12 février (EUROPA PRESS) –

L'Union européenne, l'Union africaine et les Nations Unies ont réitéré dans une déclaration commune leur engagement à protéger les enfants des « ravages de la guerre », alertant notamment sur le phénomène du recrutement d'enfants soldats.

« Alors que nous sommes témoins de l'ampleur alarmante des conflits actuels et de leur impact dévastateur sur les garçons et les filles. Un enfant sur cinq dans le monde vit dans des contextes touchés par un conflit », ont indiqué ces organisations internationales, avertissant que les enfants « sont généralement les premières et toujours les victimes les plus vulnérables des conflits armés ».

Ces acteurs soulignent leur « engagement inébranlable » à protéger les enfants touchés par les conflits armés et « à mettre fin et à prévenir le recrutement et l'utilisation d'enfants par les forces et groupes armés à travers le monde ».

L'UE, l'UA et l'ONU font état de dossiers sur le recrutement d'enfants soldats, qui s'élevait en 2024 à 7 402 enfants par les acteurs de différents conflits. Sur ce total, un tiers des enfants touchés étaient des filles, qui sont confrontées à des risques spécifiques et graves, notamment le mariage forcé et l'exploitation sexuelle.

Ils appellent ainsi toutes les parties présentes dans les lieux de conflit à « se conformer pleinement au droit international, à libérer immédiatement et sans condition tous les enfants dans leurs rangs et à garantir que les enfants associés aux parties en conflit soient traités avant tout comme des victimes ». Ils estiment essentiel de criminaliser le recrutement et l'utilisation d'enfants dans les guerres et appellent à « la mise en œuvre de mesures de prévention, telles que des mécanismes de vérification de l'âge », outre « l'adoption de protocoles de transfert aux acteurs civils ».

Les survivants du conflit « souffrent de graves traumatismes physiques et psychologiques, d'un déplacement prolongé et de perturbations dans l'éducation et les moyens de subsistance, des conséquences qui peuvent irrémédiablement compromettre leurs perspectives d'avenir et leur bien-être général ».

Ces acteurs internationaux appellent donc à des alliances solides à l’heure où l’ordre international est remis en question. « La coopération reste essentielle pour faire avancer l'objectif commun consistant à protéger les enfants touchés par les conflits et à ouvrir la voie à une paix durable », soulignent-ils.