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PALMA, 12 février (EUROPA PRESS) –
L'eurodéputée PP Baléares Rosa Estaràs a défendu en séance plénière du Parlement européen l'importance d'un accès effectif à la justice comme « pilier essentiel » de l'égalité entre les femmes et les hommes et de l'État de droit dans l'Union européenne.
Cela a été fait dans le cadre du débat du Parlement européen sur les priorités de l'Union européenne pour la 70ème période de sessions de la Commission de l'ONU sur le statut juridique et social de la femme, qui se tiendra en mars prochain à New York.
Comme l'a souligné le PP dans un communiqué de presse, l'objectif central de cette session est de garantir et de renforcer l'accès à la justice pour toutes les femmes et les filles, ainsi que de revoir la participation pleine et effective des femmes à la vie publique et à la prise de décision.
Au cours de son discours, Estaràs a souligné l'engagement de l'Union européenne en faveur de l'éradication de la violence de genre, soulignant qu'il est essentiel de lutter contre la violence contre les femmes et les filles, en suivant la Convention d'Istanbul comme feuille de route, et de garantir « la participation effective et réelle des femmes dans tous les domaines de prise de décision ».
L'eurodéputé a lancé un appel aux dirigeants européens dans ce domaine en soulignant que « sans accès à la justice, il n'y a pas de démocratie ni d'égalité ». Il a par ailleurs exprimé sa volonté que l'Europe agisse « d'une seule voix » et place ce leadership « en première ligne ».
Selon l'eurodéputée, l'égalité est l'un des principes fondamentaux de l'Union et les droits des femmes « sont sans aucun doute une condition préalable au développement, à la réduction de la pauvreté et à la construction de sociétés pacifiques, prospères et durables ».
De même, il a averti que malgré les avancées réglementaires, l'accès des femmes à la justice « reste une question inaccessible, complexe et cruciale », en raison d'obstacles persistants tels que « les stéréotypes de genre, la discrimination, les inégalités économiques, la victimisation secondaire et le manque d'assistance juridique gratuite ».
Dans ce contexte, Estaràs s'est concentrée sur la situation des femmes les plus vulnérables et, en particulier, des femmes handicapées qui, souligne-t-elle, perçoivent le système judiciaire comme un système peu accessible.
Enfin, elle a défendu la nécessité d'adopter des mesures concrètes pour inverser cette situation et « renforcer l'accès effectif à la justice, en garantissant une assistance juridique gratuite, des tribunaux spécialisés dans les violences contre les femmes et la formation des juges, des procureurs et de tous les acteurs impliqués, y compris les forces et organes de sécurité ».