– Pool UE
BRUXELLES, le 8 avril (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne et huit pays, dont l'Espagne, le Royaume-Uni et le Canada, ont célébré le cessez-le-feu de deux semaines convenu ce mercredi entre les Etats-Unis et l'Iran, et ont demandé que les négociations se concentrent désormais sur la recherche d'une « solution rapide et définitive » à la guerre au Moyen-Orient pour éviter « une grave crise énergétique mondiale ».
Dans une déclaration commune dans laquelle ils remercient également le Pakistan « et tous les partenaires impliqués » pour avoir aidé à parvenir à l'accord entre Washington et Téhéran, les signataires ont également affirmé garantir la sécurité de la population civile iranienne et garantir la sécurité dans la région, en appliquant également le cessez-le-feu au Liban.
« Nous nous félicitons du cessez-le-feu de deux semaines conclu aujourd'hui entre les États-Unis et l'Iran. Nous remercions le Pakistan et tous les partenaires impliqués d'avoir facilité cet accord important. L'objectif doit maintenant être de négocier une solution rapide et définitive à la guerre dans les prochains jours. Cela ne peut être obtenu que par la voie diplomatique », indique la lettre.
Parmi les signataires figurent la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen ; le président du Conseil européen, António Costa ; le président du gouvernement, Pedro Sánchez ; le président français, Emmanuel Macron ; le chancelier allemand Friedrich Merz ; et les premiers ministres du Canada, Mark Carney; Italie, Giorgia Meloni ; Royaume-Uni, Keir Starmer ; Pays-Bas, Rob Jetten et Danemark, Mette Frederiksen.
Tous sont d'accord sur la nécessité d'avancer « rapidement vers une solution négociée substantielle », car selon eux « il sera crucial » de protéger la population civile iranienne et de garantir la sécurité dans la région. « Cela peut éviter une grave crise énergétique mondiale », ajoutent-ils.
Ils ont également souligné leur soutien à « ces efforts diplomatiques », et ont précisé qu'ils maintenaient des « contacts étroits » avec les États-Unis et d'autres partenaires, puisqu'ils ont montré leur volonté de contribuer à garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.
Aux premières heures de ce mercredi, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé qu'il avait accepté de « suspendre les attaques » contre l'Iran pour une période de deux semaines, après quoi Téhéran a souligné que pendant deux semaines, un passage « sûr » par le détroit stratégique d'Ormuz serait possible, bien que « grâce à la coordination » avec l'armée du pays asiatique.
Par la suite, le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, a déclaré que l'accord par lequel Washington a accepté de suspendre ses attaques contre l'Iran pendant deux semaines incluait « ses alliés » et constituait un « cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire, y compris le Liban et d'autres endroits », bien que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ait exclu que l'accord inclue des opérations israéliennes sur le territoire libanais.