L’UE et le Maroc cherchent à renforcer leur coopération dans le développement des infrastructures numériques et de l’IA


Archive – Siège de la Commission européenne à Bruxelles.

– Alicia Windzio/dpa – Archives

BRUXELLES, 8 avril (EUROPA PRESS) –

L'Union européenne et le Maroc ont lancé un « dialogue numérique » stratégique axé sur le renforcement de la coopération pour le développement de réseaux et d'infrastructures numériques sécurisés et fiables, notamment dans des domaines tels que l'intelligence artificielle (IA) et les infrastructures publiques numériques.

« (La collaboration) s'attachera à apporter des bénéfices concrets aux entreprises, startups, instituts de recherche et autres parties prenantes des deux côtés. Elle renforcera notamment la coopération entre les usines d'IA de l'UE et l'écosystème marocain d'innovation en IA », a résumé la vice-présidente chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, Henna Virkkunen.

Outre le renforcement du dialogue privilégié pour le déploiement des réseaux et des infrastructures, la coopération vise également à échanger les meilleures pratiques et à soutenir le déploiement des infrastructures informatiques de l'IA et à établir une coopération avancée entre les instituts de recherche marocains et les usines d'IA de l'UE, par exemple en facilitant la coopération dans les projets de recherche et d'innovation et l'échange de ressources et de connaissances.

Un autre objectif fixé pour ce cadre est d'échanger et de renforcer la collaboration sur la gouvernance numérique et les infrastructures publiques numériques, y compris les travaux en faveur de l'interopérabilité entre les solutions et cadres de l'UE et du Maroc.

Enfin, ils tenteront d’accompagner les entreprises émergentes à présenter des solutions pertinentes répondant aux besoins économiques et sociaux.

ACCORD POUR L'INNOVATION

Par ailleurs, Bruxelles et Rabat ont signé un accord administratif sur les écosystèmes d'IA pour l'innovation qui aura, comme première application opérationnelle, l'initiative de quatre centres européens de calcul intensif – BSC, CINECA, GENCI et LUMI – de signer une lettre d'intention avec l'Université Polytechnique Mohammed VI, « qui abrite le supercalculateur le plus puissant du continent africain », a rapporté la Commission européenne dans un communiqué.