L’UE inclut le chef de l’aile politique du Hamas sur sa liste de sanctions pour terrorisme


Dossier – Yahya Sinwar, chef de l’aile politique du Hamas (dossier) – Europa Press/Contact/Yousef Masoud – Archives

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Israël salue la décision « juste et morale » du bloc et promet d’œuvrer pour « éradiquer la racine du mal »

Les États membres de l’Union européenne ont décidé ce mardi d’inscrire le chef de la branche politique du Hamas, Yahya Sinwar, sur la liste des sanctions antiterroristes du bloc, en réponse aux attentats perpétrés le 7 octobre par le groupe islamiste contre le territoire israélien.

De cette manière, Sinwar sera soumis à des sanctions telles que le gel des fonds et des avoirs financiers dans l’UE, ainsi qu’aux opérateurs économiques mettant des fonds à sa disposition. Sinwar figurait déjà sur la liste américaine des personnes liées au terrorisme.

Depuis 2001, l’UE dispose d’une « liste noire » qui couvre les personnes, groupes et entités impliqués dans des actes terroristes et soumis à des mesures restrictives. La liste comprend actuellement 16 individus et 21 groupes, dont le Hezbollah, le Hamas et d’autres organisations palestiniennes.

Suite à cette annonce, le ministre israélien des Affaires étrangères, Yisrael Katz, a applaudi l’UE « pour sa décision d’ajouter Yahya Sinwar, le leader politique du Hamas, à sa liste de sanctions ». « C’est une décision juste et morale », a-t-il déclaré dans un message publié sur son compte du réseau social X.

« Je remercie tous nos amis qui ont soutenu cette décision. Cette décision est également le résultat de nos efforts diplomatiques visant à étrangler les ressources du Hamas, à le délégitimer et à interdire tout soutien. Nous continuerons à éradiquer la racine du mal, en Gaza et au-delà… où je lève la tête », a-t-il conclu.

SANCTIONNÉ POUR LIENS AVEC AL-Qaïda

De même, le bloc européen a revu la liste des personnes sanctionnées pour leurs liens avec le terrorisme d’Al-Qaïda et de l’État islamique, en ajoutant Ahmed Kaled Muller, membre du groupe terroriste somalien Al Shabaab.

Plus précisément, l’UE attribue la participation aux attaques terroristes à l’organisation qui opère dans la région de la Corne de l’Afrique et qui est à l’origine de nombreuses attaques au Kenya, en Somalie et dans les pays voisins.

Sous ce nom, l’UE maintient des sanctions contre 15 personnes liées au groupe jihadiste, individus faisant l’objet d’une interdiction de voyager vers l’UE et d’un gel des avoirs dans l’Union. Il sanctionne également cinq entités.