– Europa Press/Contact/Maksim Konstantinov
MADRID, 25 avril (EUROPA PRESS) –
La Mission d'accompagnement de l'Union européenne, qui a supervisé les processus des autorités judiciaires et électorales au Guatemala, a exprimé sa « profonde consternation » face à la décision prise ce vendredi par la Cour Constitutionnelle (CC) d'ordonner une nouvelle qualification des candidats au poste de procureur général et de chef du ministère public.
« Cette intervention modifie abusivement les critères d'évaluation et viole l'intégrité du processus et la confiance du public dans les institutions, à l'exclusion de l'expérience judiciaire. Ce critère semble arbitraire et est incompatible avec le principe et le devoir de prioriser la capacité, l'aptitude et l'honorabilité de la personne qui occupera le poste de procureur général », a condamné le communiqué de la Mission.
Ce vendredi, la Commission de Nomination du Guatemala a suivi les lignes directrices du CC, qui proposait d'intégrer une nouvelle liste de six candidats au poste de chef du ministère public (MP) et procureur général du Guatemala, qui a été remise au président Bernardo Arévalo de León. A l'opposé, l'Union européenne, qui a souligné le « haut degré de publicité » du premier processus, estime que cela doit « être respecté ».
« Cette décision contredit les précédents de la Cour elle-même qui a reconnu la pertinence de l'expérience dans le domaine judiciaire. Compte tenu de cette décision, la Mission rappelle que la Commission de nomination doit exercer son mandat constitutionnel à travers une évaluation substantielle, transparente, rigoureuse et objective des qualités des candidats sans violer l'objectif de la loi », a-t-il condamné.
De cette manière, le CC a exigé l'envoi d'une nouvelle liste et la Commission de Nomination, après s'être conformée à la décision et avoir relancé la qualification des candidats, a vérifié les dossiers envoyés par le président, qui sera chargé d'élire le prochain procureur général pour la période 2026-2030.
La procureure générale par intérim, María Consuelo Porras, qui fait l'objet de sanctions actives de la part des États-Unis, de l'Union européenne et du Canada pour « atteinte à la démocratie » et « participation à des actes illicites », quittera ses fonctions le 16 mai après que ce mercredi la Cour suprême de justice (CSJ) du Guatemala a rejeté « in limine » – sans examiner le cas car jugé infondé – la demande de levée de l'immunité contre elle.